RETURN OF THE MAGNIFICENT SEVEN
Format 2.35 - 16/9 compatible 4/3 - cc - Simple couche
Langages : Anglais Mono - Français Mono - Espagnol Mono
Sous-titres : Français / Espagnol
MGM offre à ce second opus un master 16/9 qui aurait bien eu besoin d'un bon coup de balai. Malgré ces petits défauts et quelques artéfacts de compression l'éditeur s'en tire honnêtement. Les couleurs sont parfaitement restituées et bénéficient d'une bonne saturation et les contrastes sont très convenablement gérés. Côté compression, cette dernière montre quelques légers signes de faiblesse dans certains arrières plans mais rien n'est vraiment dramatique. Le pressage accuse également un léger grain.
En anglais comme en français la piste mono tient la route même si l'on note un naturel plus sincère dans la version originale. Les dialogues sont clairs (plus sourds sur la version française) mais l'ensemble se révèle d'une dynamique très acceptable.
Un menu fixe et muet avec pour supplément la bande annonce au format mais d'une qualité très moyenne.
Que dire de cette suite sinon qu'elle sent le réchauffé et se voit bien loin d'égaler son prédécesseur. Burt Kennedy reprend le flambeau des mains de John Sturges et malgré une filmographie importante (par le nombre), on comprend aisément que ce dernier se soit tourné vers la télévision pour finir sa carrière. Sa réalisation ne possède aucune fluidité, aucune intelligence dans le propos et il se repose uniquement sur le talent de Yul Brynner qui reprend ici son rôle de Chris (sur quoi d'autre pourrait-il se reposer ?).
Le scénario est inexistant, insipide, foisonne de situations ridicules et incohérentes. Hormis Brynner qui reprend donc le ceinturon du leader de la bande, deux personnages refont surface : Vin (Steve McQueen dans l'original, Robert Fuller ici) et Chico (Horst Buchholz cédant sa place à l'insignifiant Julian Mateo). Que dire d'autre qu'il était impossible de passer derrière de tels acteurs sans souffrir de la comparaison...Et ils en souffre énormément... Encore donc une erreur de scénario qui aurait mieux fait de créer de nouveaux personnages.
Pour résumer, voici donc une suite qui ne mériterait pas de porter le label ‘'Magnificent Seven''.
Par Pascal Faber
Critique - [p1]
Menus [p1]