Le point fort de l'image vient assurément de ses couleurs. Riches et excellemment saturées, elles ont un éclat remarquable. La définition qu'un transfert 16/9 renforce, s'avère solide. Quant à la compression, c'est du tout bon. En fait, seule une gestion du contraste moyenne vient ternir l'ensemble. On aurait aimé des noirs plus profonds.
Une première (?) chez Artisan, la présence d'une piste française en 5.1 (québécoise en réalité mais quasiment sans accent). On aurait bien sûr aimé que ce petit événement ait lieu pour un film d'une toute autre envergure. Si la VQ fait son boulot correctement avec une belle utilisation de la voie centrale, on préfère la VO 5.1 qui se montre plus ample et plus riche au niveau des ambiances (à l'arrière principalement). La bande son dans son ensemble possède un rendu homogène et suffisamment enveloppant.
On a connu Artisan plus inspiré. C'est le minimum syndical ce coup-ci avec seulement la présence de la bande annonce et des filmographies.
Une jeune et belle femme tout de blanc vêtu (Natasha Henstridge) entre dans une petite boutique de livres usagers et demande au gérant, Sam Kane s'il a du travail à lui proposer. Ce dernier refuse poliment et en sortant, la femme se fait violemment heurtée par une voiture. Suite au choc, elle perd la mémoire. Sam va alors l'aider à retrouver ses souvenirs et son passé. Leur rencontre est peut être tout sauf une coïncidence !
Natasha Henstridge est le joyau de ce thriller mou qui lorgne à fond du côté des classiques du film noir. L'actrice à la beauté stupéfiante est l'interprète parfaite de la femme fatale qui emmène les hommes qui tourne autour d'elle vers un destin funeste.
Cependant, elle a beau irradié le film de sa formidable présence, autour d'elle, rien ne fonctionne vraiment. Ainsi, le réalisateur a beau vouloir créer une ambiance décalée (les flash-backs) emprunt d'un mystère qu'il s'évertue à épaissir, quitte à grossir de façon démesurée le trait, rien n'y fait. Malgré l'attrait d'un certain esthétisme, son histoire demeure bien trop prévisible et les coups de théâtre n'arrivent pas à emporter le morceau. Il faut dire qu'autour de la splendide Natasha, les comédiens sont bien insipides à commencer par Angus MacFadyen.
Second Skin arrive juste à point nommé pour rappeler qu'il serait grand temps d'offrir à l'actrice de La mutante des rôles dignes de son énorme potentiel.
Belle soliste cherche film recommandable !
Par Laurent Pécha