Paramount fait ici du bon boulot. Nous sommes devant une belle image.
En ce qui concerne les couleurs, si vous aimez le bleu, vous serez servi.
Voilà un film qui mérite d'être écouté en Dolby Digital 5.1. Les balles fusent dans tous les sens, les explosions font trembler les murs.
En deux mots, on en prend plein les oreilles.
Attention la piste française est en canadien bien prononcé...
Un menu on ne peut plus classique. C'est à dire fixe et muet .En guise de suppléments, vous ne trouverez que deux bandes annonces et un mini making of bien pauvre.
Après s'être fait doubler par ses partenaires, Porter (Mel Gibson), laissé pour mort, revient dans le jeu pour récupérer les 70 000$ qui lui sont du.
Le beau Mel joue ici un méchant pas trop méchant (image commerciale oblige) ce qui permet aux spectateurs d'éprouver une certaine sympathie pour son personnage de tueur, voleur, etc...mais Payback reste avant tout un film noir. On est loin des Armes fatales et encore plus loin de Maverick
Brian Helgeland, co-scénariste de l'excellent L.A Confidential, signe une première mise en scène à la fois très soignée et très efficace (sachez que le montage que vous avez entre les mains n'est pas conforme à sa volonté et que Mel ''le capricieux'', producteur du film, a fait retourner, par on ne sait pas vraiment qui, certaines scènes pour livrer SA version du film).
Ericson Core, le directeur photo du film, a ici retravaillé ses couleurs afin de mieux nous plonger dans un univers froid et aseptisé mais peut être un peu trop bleu.
Si après ce film, Mel Gibson ne ressort pas avec un égo plus gros que lui, il ne le fera jamais. On ne voit que lui et sous tous les angles. Le film aurait d'ailleurs très bien pu s'appeler Porter tant les seconds rôles ne font que de minces apparitions. Mel deviendrait-il narcissique ???
Malgré tout, Payback reste un bon divertissement et un bon ''Pop corn Movie''.
Par Pascal Faber