Si la compression n'est pas exceptionnelle, le master utilisé est exempt du plus petit défaut. Ce dernier fait preuve d'une excellente luminosité et d'une parfaite saturation des couleurs, procurant ainsi à l'ensemble un aspect des plus naturels.
La piste Dolby Digital 2.0 donne dans le classique mais parvient néanmoins à faire preuve d'une dynamique très acceptable. Les dialogues se détachent parfaitement et l'on ne perd pas un seul bon mot du joyeux trio. Et pour un film de ce genre, c'est tout ce qu'on lui demande.
Un menu animé et sonore présenté par Sony dans son plus simple élément simplifiant ainsi la navigation au maximum. Coté supplément, on trouve tout juste le minimum vital et l'on regrette que le making of d'un dizaine de minutes ne comporte guère plus de moment de fou rire des trois pieds nickelés. Vous trouverez également la bande annonce au format mais non 16/9 et les filmographies.
Votre colin...Avec ou sans patate ???
Les trois anciens comiques du petit théâtre de Bouvard signent avec Les Trois Frères leur premier long métrage et mettent ainsi de côté les aventures télévisuelles et scéniques. Il faut néanmoins bien reconnaître que la surprise fut grande lorsque les trois compères revinrent de la cérémonie des Césars 95 avec la statuette du meilleur premier film dans la poche. Une première pour l'académie qui récompensait par là un film au succès public énorme (plus de 7 millions de spectateurs) sans parti pris artistique particulier.
Le but premier de ces gais lurons était de faire une comédie grand public tout en gardant l'humour qui fit leur célébrité et en ce sens il faut bien reconnaître que le pari est amplement réussi : l'humour est bel et bien au rendez-vous, enchaînant éclats de rires après sourires tout en gardant une petite touche de tendresse et d'émotion.
Il serait bien dommage de bouder son plaisir !
Par Pascal Faber