Un beau travail de remasterisation a été effectué.
L'image est très claire avec un très bon rendu des couleurs et une belle définition dans les arrières plans.
Seul reproche, il reste quelques poussières sur le négatif et un léger grain de temps à autre mais rien de bien perturbant.
Entièrement remasterisé, le mixage son est de très bonne qualité autant sur la version 2.0 que sur la version 4.0.
Les dialogues sont très clairs sur la version 2.0, plus discrets sur la 4.0 mais plus en accord avec l'exploitation des voies arrières et les ambiances très bien rendues sur les deux versions.
Menu fixe et muet.
Coté suppléments, on est gâté : le clip vidéo de Kid Créole & the coconuts et bien sur celui de Phil Collins, sept scènes coupées avec ou sans commentaire audio du réalisateur et du scénariste (elles sont dans un piteux état mais elles ont au moins le mérite d'être présentes), la bande annonce du film ainsi que celles de The Last Picture Show, Starman et Arlington Road, les filmographies des trois acteurs principaux et du réalisateur et enfin le commentaire audio avec au choix le réalisateur et le scénariste ou bien le réalisateur et les acteurs. Seul inconvénient, il faut voir le film trois fois pour tout entendre. Une grande interview avec toute l'équipe aurait peut être été un meilleur choix.
Dommage que l'on ne puisse pas bénéficier au moins de sous-titres français.
Après son expulsion de l'équipe de football américain, Terry (Jeff Bridges) se fait engager par Jake (James Woods) pour retrouver sa petite amie. Quand il la trouve, il en tombe amoureux. Les ennuis commencent...
Taylor Hackford, fraîchement sorti de Officer and Gentlemen, nous plonge cette fois ci dans un monde de trahison, de corruption et de meurtre sur fond d'histoire d'amour passionnel.
En s'entourant d'un pareil casting, il lui était impossible ou presque de commettre un mauvais film. Jeff Bridges et James Woods sont, comme à leur habitude, d'une remarquable justesse. Quant à Rachel Ward (Dieu que cette femme est belle), elle apporte à cette oeuvre pour le moins noire, une sensibilité bienvenue.
On entre à pieds joints dans cette histoire et même si ce film assume un peu mal ses 15 ans, il parvient à nous tenir en haleine pendant deux heures.
Par Pascal Faber