Critique Image
Remastérisé en 2001, le film est présenté en 16/9 format original 1.85 (format standard d'origine) compatible 4/3.
La copie cinéma utilisée pour la numérisation comporte quelques défauts occasionnels de surface (petits cercles blancs, petites rayures, déchirures) sans gravité particulière. Le changement de couche est marqué. L'image visionnée en format widescreen est aussi bonne que possible : la compression est soignée (la séquence du retour de Ray sur le navire de guerre). Mais il demeure une certaine perte de luminosité et de définition dans certains plans (la scène du voyage en jeep de John Converse avec Wings Hauser, son entrevue nocturne avec Ray la veille de son départ, certains moments dans les montagnes la nuit, etc.). Richard H. Kline (A.S.C.) a volontairement utilisé le procédé "technicolor" avec des dominantes (bleu, vert, ocre) crépusculaires. L'image est en tout cas exactement fidèle à celle que nous avons vue en salle lors de sa sortie. C'est l'essentiel.
Critique Son
La V.O. Dolby Digital mono a fait l'objet d'une remasterisation. La partition musicale tantôt lointaine et impressionnante, tantôt mélancolique et angoissante de Laurence Rosenthal est bien restituée.
Aucune VF de disponible. On profite de la voix de Nick Nolte, étrangement nasillarde et pas encore d'outre-tombe comme plus tard dans Extrème préjudice (Walter Hill, 1987) ou Cape Fear/Les nerfs à vif (version Scorsese 1991). Aussi de celle de Michael Moriarty, douce, nuancée et désespérée. Qu'on n'attende pas des prouesses de qualité d'écoute concernant les chansons ou musiques d'époque. En 1977/78, elles sont intégrées en mono et le son est d'époque : valeur documentaire intacte de toutes façons.