Fox nous sert un transfert très moyen. L'image est légèrement granuleuse et pas mal de parasites viennent perturber la vision du film. La copie aurait eu besoin d'un petit dépoussiérage avant le transfert.
La saturation des couleurs est très moyenne et dès qu'une couleur est trop vive, la définition s'en ressent. Globalement l'image manque de clarté malgré un contraste correct. On sent bien que la Fox n'y a pas vraiment mis du sien. Dommage.
Il s'agit en fait d'un son mono élargi aux autres canaux pour la bande originale de Bill Conti (et la chanson de Francis Cabrel -sérieux !- Elle sert même de générique de fin). Les ambiances, autres que musicales, sont quasi inexistantes.
En revanche, les dialogues sont clairs tout comme sur la piste mono française.
Un menu fixe et muet ne comportant q'une bande annonce recadrée en guise de supplément.
Tout cela est bien pauvre.
Tom (William Hurt), reporter séduisant mais pas très brillant, est engagé en tant que présentateur télé à l'instar de Aaron (Albert Brooks) qui lui n'est pas aidé par son physique mais est un journaliste talentueux. Entre les deux, une productrice (Holly Hunter) ne sait plus trop où donner de la tête.
Brillant
James L. Brooks, réalisateur de As good as it gets avec Jack Nicholson, s'aventure dans les coulisses d'une chaîne de télévision par le biais d'un triangle amoureux haut en couleur. Loin du sérieux de Network mais avec une belle sensibilité et un scénario -dont il est également l'auteur- qui frappe toujours au bon endroit et avec une bonne dose d'humour, il nous propose une comédie romantique très inspirée.
Il faut dire qu'il s'entoure d'un casting de premier choix : Holly Hunter (La leçon de piano), touchante et drôle, est tout simplement géniale. Elle fait preuve d'une belle aisance à la fois dans le drame et dans la comédie. William Hurt (Smoke, Lost in space) trouve une très belle justesse dans la sobriété et est définitivement bien plus à sa place dans ce genre de film que dans Perdus dans l'espace. Enfin Albert Brooks, dont The Muse sort sur nos écrans, nous offre un personnage d'une grande humanité. Les seconds rôles ne sont pas en reste et tous donnent à ce film une très belle puissance comique.
A noter le petit caméo de Jack Nicholson.
Par Pascal Faber