On est sous le charme d'une image aux tons extrêmement riches et colorés.
Comme la définition, très pointue, est à l'avenant, le transfert 16/9
proposé par Dreamworks est une réussite exemplaire à l'exception de quelques
rares défauts de compression.
Deux pistes 5.1 avant tout fonctionnelles, typiques d'une
comédie. A savoir une exploitation timorée des surrounds si ce n'est lors
des passages musicaux. Le principal restant que les dialogues soient bien
retranscrits et ils le sont. Pour les amateurs de VF, notons que cette
dernière tient largement la comparaison avec son homologue anglaise.
Malgré la présence de menus plutôt originaux et très fun, l'interactivité de
cette édition déçoit. En dehors des classiques du genre chez Dreamworks
(galerie photos, notes de production et filmographies très détaillées), on
retrouve en effet un bêtisier (vost, 8mn 27) distrayant, parfois amusant
mais définitivement trop long et surtout une importante section consacrée
aux scènes coupées ou alternatives (vost, 22mn 49). Malheureusement, malgré
leur nombre (16), elles ne font guère illusion et s'avèrent très vite
inintéressantes. A l'exception peut être pour les dvdphages masculins de l'
apparition lors de deux séquences de Paris Hilton et son physique très
avantageux, surtout lorsqu'elle sort d'une piscine dans un bikini ultra
léger.
Au fin fond des Etats-Unis, Rosalee, une jeune caissière de supermarché,
gagne un concours lui permettant de passer une soirée avec son acteur de
cinéma préféré, le roi du box-office, Tad Hamilton. Si pour Rosalee, le rêve
devient réalité, pour Peter, son meilleur ami secrètement amoureux d'elle,
le cauchemar ne fait que commencer. Surtout lorsque Tad Hamilton tombe sous
le charme de la demoiselle.
On aurait envie d'écrire qu'il n'y a
rien de neuf sous le soleil de la comédie romantique américaine tant ce
Win a Date with Tad Hamilton propose un récit en pilotage automatique
des plus convenus. Seulement, force est de reconnaître que le film de Robert
Luketic (moins inspiré visuellement que lors de son précédent long,
Legally Blonde 2) a quelques atouts non négligeables qui lui
permettent de nous sortir de la morosité habituelle du genre. A commencer
par le charme absolue de son héroïne, la craquante Kate Bosworth (la
surfeuse sexy de Blue Crush), le charisme du bellâtre, Josh Duhamel
(Tad Hamilton) et une capacité à nous rendre justement fort sympathique le
perdant de l'histoire alors qu'habituellement, celui-ci est vite flinguée
par des défauts récurrents (égoïste, machiavélique, pas amoureux de la
belle,...). A tel point d'ailleurs qu'on ne comprend vraiment pourquoi la
jolie Rosalee finit par aller vers son ami d'enfance, le plus souvent
présenté dans le film de façon négative ou peu à son avantage.
Voilà vous êtes prévenus, Win a Date with Tad Hamilton ne marque
absolument l'histoire récente de la comédie romantique mais durant l'heure
et demie qui lui est impartie, le film de Luketic a de quoi vous faire
passer une soirée agréable. C'est déjà ça de pris !
Par David Goulet