Un nouveau pressage Fox qui souffre d'une définition moyenne sur les arrières plans (ici, essentiellement quand ils sont en mouvement). Certes, ça n'a rien de perturbant mais c'est tout de même regrettable car le reste du transfert est de bonne facture (belles couleurs, bonne saturation, bon contraste).On est en droit de râler et de se demander quand la Fox arrivera a faire un sans faute.
Un Dolby Digital 5.1 de petite envergure. Les voies arrières ne sont que très rarement sollicitées, mise à part par une bande originale trop ''variété''. Résultat, très peu de relief.
En revanche les dialogues sont très clairs et se détachent parfaitement des enceintes avants.
Un menu animé par quelques photos du film et présenté sur un fond musical mais agrémenté des suppléments classiques, à savoir les filmographies (Claire Danes, Kate Beckinsale, Lou Diamond Phillips, Bill Pulman et Daniel Lapaine) et une bande annonce recadrée.
Deux jeunes filles (Claire Danes, Kate Beckinsale) se font piéger par un jeune trafiquant (Daniel Lapaine) et se retrouvent en prison en Thaïlande pour avoir tenté de passer de l'héroïne à la frontière.
Un sous Midnight Express
Jonathan Kaplan (Project X) réalise une version soft de Midnight Express. Cette fois-ci exit les ambiances glauques et froides et place au conventionnel et au ‘'politiquement correct''.
Brokedown Palace est beaucoup trop propre et ‘'Hollywoodien'' pour arriver au quart du tiers de la moitié de la puissance du film d'Alan Parker (dans le fond comme dans la forme). La prison est beaucoup trop propre, à la limite du camp de vacances. Aucun risque n'est pris, tant au niveau de la mise en scène que de l'écriture du scénario et la photo de Tom Siegel (Usual Suspects) n'arrive jamais à créer un climat d'angoisse et d'oppression tant attendu.
Les deux comédiennes sont très justes et font ce qu'elles peuvent mais se retrouvent très vite engluées dans un carcan scénaristique d'une grande pauvreté et dénué de toute sensibilité. Rarement Bill Pulman et Lou Diamond Phillips n'ont eu à interpréter des personnages si ‘'vides''.
Résultat, jamais le film n'arrive à nous faire partager la détresse de ses deux héroïnes et l'on fini par s'ennuyer ferme.
Par Pascal Faber