IN THE MOUTH OF MADNESS
New Line
1995
Horreur
Format 2.35 - 16/9 compatible 4/3 - cc - Simple couche
Langages : Anglais DD 5.1
Sous-titres : Anglais
Critique Image
Une toute petite déception. New Line nous a tant habitué à la perfection que les passages où le master est très légèrement abîmé nous attriste. Ceci avant tout car le film de Carpenter est un chef d'oeuvre qui mérite la perfection technique. Sinon, le rendu du film sur DVD est proche du sans faute. Le difficile pari de retranscrire fidèlement la photo complexe de Gary B. Kibbe est gagné haut la main. La définition est exceptionnelle, surtout dans les nombreuses séquences nocturnes du film. On peut alors y admirer un contraste de toute beauté ; la phrase '' les noirs sont profonds '' n'a jamais été aussi bien justifiée (il suffit de regardez la scène où Sam Neil et Juile Carmen discutent dans la voiture). Le transfert 16/9 rend hommage au cinémascope cher à John Carpenter. D'ailleurs, pour ceux qui n'ont rien compris à la splendeur du scope, le DVD offre une version recadrée qu'on peut sélectionner au moment du démarage le film. Pour l'avoir testé quelques minutes, en dehors du fait qu'elle dénature complètement le travail du réalisateur, le résultat est plus que désastreux (bruit vidéo constant, couleurs fades,...). Le choix est évident.
Critique Son
Pour répondre à l'attente de mon rédacteur en chef qui n'a pas cessé depuis que je me suis procuré le DVD de me dire : '' n'oublie pas, Laurent, pour faire ta critique que le laserdisc NTSC possédait la meilleure bande son jamais écoutée sur un LD '', allons droit au but : le DVD de In the mouth of madness tient largement la comparaison et constitue un disque parfait pour les démos Dolby Digital. Oui, Fabrice, l'entrée dans Hobbs' end est un modèle du genre au niveau sonore. Le 5.1 prend toute sa signification et on assiste conquis, à un déluge d'effets. Le canal de grave est mis à rude épreuve et les enceintes arrières ne chôment pas. Le bonheur, c'est que le reste du film est du même acabit. Donc, préparez-vous à sursauter plus d'une fois car comme John Carpenter l'explique dans le commentaire audio, il aime utiliser des effets faciles (il est modeste ce John car si on y regarde de plus près, chaque plan a une signification précise et rien n'est gratuit). Les effets de surprises accompagnés d'une musique stridante et stressante sont donc légions.
Bref, le film fait peur, très peur et la bande son n'y est pas étrangère, loin de là.
Une version en Dolby surround existe aussi. Bien qu'elle soit très efficace, elle a du mal à rivaliser avec celle en 5.1.