Une image lumineuse et contrastée, parfois entravée par un léger voile ou par quelques fourmillements dus à une compression par moments légèrement défaillante. Mais dans l'ensemble TF1 Vidéo s'en tire très honorablement en nous livrant une colorimétrie chatoyante et une saturation des couleurs parfaite.
La piste Dolby Digital 5.1 française se montre parfaitement claire dans la restitution des dialogues sur la voie centrale. En revanche, les effets surround se font particulièrement rares et un peu trop délicats. Un relief un peu plus prononcé n'aurait pas été un mal. Mais dans l'ensemble, celle-ci fait très correctement son travail.
Quel dommage que l'éditeur ne se limite qu'à un maigre bonus avec cette remise du prix du meilleur acteur lors de la cérémonie des Césars. Car voilà bien un film qui aurait mérité plus, ne serait-ce qu'un commentaire de François Dupeyron.
A Paris, dans les années soixante, Momo, un garçon de 13 ans, se retrouve livré à lui-même. Il a un seul ami, Monsieur Ibrahim, l'épicier arabe de la rue Bleue. Celui-ci va lui faire découvrir les femmes, l'amour et les grands principes de la vie.
Merveilleusement adapté par le réalisateur lui-même du très beau roman de Eric Emmanuel Schmitt, ce Monsieur Ibrahim vous entraînera littéralement dans un voyage initiatique sur les bords de la tolérance et de l'amour. Omar Sharif incarne un « professeur de vie » à la limite du non jeu, abordant le registre de la sobriété avec une grâce qu'on ne lui avait pas connu depuis un grand nombre d'années.
François Dupeyron prend son temps, installe ses personnages et parvient ainsi à créer ainsi un lien fort qui permet aux spectateurs d'être une parfaite communion avec les personnages. Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran met également un point d'honneur à modifier, ou plutôt à nous remettre sur la voie de la perception que nous pouvons avoir de l'Islam et des musulmans sans pour autant se poser en professeur de bonne parole.
Un film a (re)voir de toute urgence !
Par Benjamin Bach