Si le master précédent faisait déjà preuve d'une qualité convenable, ce nouveau transfert HD se révèle lui de toute beauté. La compression, sans être absolument parfaite, se montre d'une excellente tenue nous procurant ainsi une très belle fluidité générale et une définition remarquablement pointue. Les teintes sont naturelles et les couleurs parfaitement saturées. Quant au master, s'il montre par moments de très légers signes de faiblesse (on pinaille), il demeure d'une excellente luminosité.
Si les pistes anglaise et française mono se montrent d'une qualité similaire avec une préférence pour la version originale qui nous offre un rendu plus naturel, le mixage Dolby Digital 5.1 (vo uniquement) est celui que nous privilégierons sans le moindre doute et ce malgré une exploitation des canaux arrières limitée. Sans trahir donc le mixage d'origine, celui-ci accuse une bien meilleure dynamique et nous permet ainsi de redécouvrir ce film dans de très bonnes conditions. Notez que la version française se montre par moments un rien assourdissante.
Cette édition reprend également les bonus présents sur l'édition précédente, à savoir un passionnant Making of (A propos du Condor) (vost-24mn56) dans lequel Redford et Pollack reviennent sur le tournage du film et sur le climat politique de l'époque, les Filmographies du réalisateur et des principaux interprètes, une galerie de photos et d'affiches et la bande annonce.
A cela se rajoute un superbe documentaire (vost et vf-59mn05) où l'on découvre un réalisateur perfectionniste à souhait. Une heure d'infos pour un portrait on ne peut plus détaillé.
Joseph Turner, romancier sans succès, est chercheur dans une société littéraire, qui est en fait un sombre rouage d'une sous-section de la CIA. Turner et ses collègues décryptent et analysent des romans d'espionnage afin d'y puiser des idées ou encore d'y trouver des traces de fuites. Il met à jour un réseau clandestin. Dès lors, l'immense machine se met en marche.
Tourné dans un climat politique où la paranoïa était de mise et où tout le monde avait peur de tout le monde, Les trois jours du Condor met l'accent sur cette ambiance où le scandale du Watergate est omniprésent. Aujourd'hui le film de Sydney Pollack a quelque peu vieilli mais il demeure un film d'espionnage remarquablement construit et dirigé par un réalisateur inspiré par son sujet. Robert Redford, qui en est au moment du tournage à sa quatrième rencontre avec Pollack, se plonge littéralement dans cette histoire de complots et offre au film un personnage de caractère magnifiquement dessiné.
Un film à redécouvrir et qui mérite une place de premier choix dans votre DVDthèque.
Par Benjamin Bach