Tout juste acceptable pour un transfert DVD, l'image ne brille pas par sa définition et vaut juste mieux qu'une VHS lors de sa première lecture. Quelques fourmillements pointent présents d'un bout à l'autre du film, et des poussières sont elles aussi de la partie.
Que vous optiez pour la version anglaise ou française ne changera rien à la faiblesse des pistes sonores. Le film ne possédant pratiquement pas de musiques, ni de bruitages, autant se contenter d'une piste Stéréo simple...
Après avoir jeté une oreille sur le commentaire audio du réalisateur, on découvrira une interview de James Lee, producteur du film, donnée lors du festival de Cannes de 1984. Le supplément intitulé Newsnight dévoile quelques scènes de la pièce originale, avec dans les rôles titres Rupert Everett et Kenneth Branagh. Enfin, il ne restera plus qu'à visualiser la galerie de photos et à découvrir que le film avait bel et bien une bande son (aussi discrète qu'elle fut) grâce au bonus Original Score où chaque titre est mis en écoute.
Lorsque l'ancien espion britannique Guy Bennett est interviewé à l'automne de sa vie, il explique les motivations qui l'ont poussé à renier sa patrie pour s'exiler en U.R.S.S. Tout vient de l'éducation stricte et étouffante qu'il a reçue dans un lycée privé...
Rejoignant l'étroite catégorie de films dont Le Cercle Des Poètes Disparus et Le Club Des Empereurs sont les plus connus, pour son cadre de lycée british chic, Another Country met l'accent sur un sujet tabou qui n'a cessé d'ébranler les mentalités des têtes pensantes d'institutions à notoriété depuis la nuit des temps... A savoir : l'homosexualité. Adapté de la pièce de théâtre éponyme de Julian Mitchell, Another Country se veut être une oeuvre qui contribue à un certain nombre de prises de consciences. L'homosexualité existe, et a toujours existé dans les milieux non mixtes. Et aussi pédants, sérieux et passionnés par leur enseignement que soient les élèves, il leur arrive d'être attirés par des membres du même sexe, et d'en tomber fou amoureux. C'est donc avec autant de mise en scène et de longs dialogues métaphysiques (que dans une pièce de théâtre) que s'écoule la bobine, ne divulguant quasiment rien d'autre que ses trois acteurs principaux. Le résultat est effroyablement lent, ennuyeux, et ne doit sa réputation qu'à la présence en tête d'affiche de Rupert Everett (Dellamorte Dellamore) et Colin Firth (La jeune fille à la perle) dans son tout premier rôle.
Par Gui