Si les masters haute définition de la première saison accusaient un soin tout particulier de la part de l'éditeur, Columbia ne réédite malheureusement son exploit en terme de qualité technique, du moins du point de vue de l'image.
Aujourd'hui, la compression est bien loin de la qualité attendue et l'on se surprend parfois à presque pouvoir compter les pixels de certains plans. Ce défaut nuit incontestablement à la fluidité de l'image et de ses arrières plans. Reste une définition acceptable et des couleurs vives très convenablement saturées. Mais cela ne rattrape guère le niveau général de cette édition, certes tout à fait regardable, mais tellement en dessous du niveau de la première saison...
C'est toujours avec autant de plaisir que l'on retrouve les doublages français de Jacques Balutin et Français Lax qui ne sont pas pour rien au succès de la série sur notre territoire.
Quoiqu'il en soit et à l'instar de la première saison chaque deux mixages (anglais et français) est présenté dans son format Dolby Mono d'origine. Les deux pistes, toutes deux encodées en 192 Kbps, sont parfaitement claires et d'une dynamique appréciable (malgré une légère saturation sur les passages les plus bruyants) rendant un bel hommage aux belles années de Starsky et Hutch.
Pour seul et unique bonus de ce coffret regroupant l'intégrale de la saison 2, on ne trouve que deux spots télé promotionnels pour l'épisode en deux parties "L'étrangleur de Las Vegas", et ce sur le premier DVD. C'est bien peu.
Aaron Spelling est un producteur heureux et l'on ne compte plus le nombre de séries télévisées dont il fut l'instigateur. La première saison de Starsky et Hutch remporta un tel succès sur les ondes américaines et ce de par un nouveau tournant en matière de réflexion télévisuelle, le producteur signa sans regarder pour une seconde saison.
Une occasion rêvée pour les scénaristes (on notera notamment la présence d'un certain Michael Mann au générique du quinzième épisode) de s'en donner à coeur joie et de pousser encore plus loin le tempérament des nos deux chevaliers au grand coeur. Le ton est donné dès le premier épisode (divisé en deux parties) où les deux compères infiltrent le milieu des casinos de Las Vegas afin de mettre la main sur un tueur en série. Le sérieux des missions, sans être pour autant mis de côté, fait désormais place à un traitement par l'humour : alors place aux costumes en tout genre, perruques et postiches et il faut bien reconnaître que nos deux héros semblent se prêter au jeu avec un malin plaisir. La série adopte donc un nouveau ton et l'engouement qu'il suscitera ne fera qu'en décupler le succès aujourd'hui mondial.
Par Pascal Faber