Columbia nous livre un pressage de premier choix, parfaitement défini, à l'éclat chaleureux (couleurs chaudes, riches et parfaitement saturées), d'une belle fluidité générale sublimée par une compression quasi parfaite et aux contrastes rendant hommage au travail du chef opérateur. On notera quelques rares petits défauts mais ces derniers se font très vite oubliés.
Le mixage Dolby Digital 5.1 anglais fait très habilement son travail dans l'utilisation des différents canaux afin de nous plonger au mieux dans un climat flippant à souhait. La spatialisation est magnifiquement gérée et la bande originale remplit son rôle dans des conditions de premier choix.
Pour sa part, la piste Dolby Surround française lui tient la dragée haute même si le relief se montre moins précis. Mais l'efficacité est bel et bien au rendez-vous.
L'éditeur met les petits plats dans les grands. On trouve en premier lieu pas moins de deux commentaires audio. Le premier, livré par le réalisateur seul aux commandes et le second en compagnie de son scénariste et des comédiens. Les deux se montrent dignes d'intérêt mais notre préférence se porte sur le second, plus jubilatoire en raison des anecdotes délivrées par les comédiens.
On trouve ensuite un making of (27mn10 – sous-titré en japonais) où les principaux intéressés reviennent sur la genèse du film jusqu'au tournage en passant par la production du film. Un tour d'horizon on ne peut plus complet et qui réjouira les curieux.
On aura enfin la possibilité de découvrir pas moins de cinq scènes coupées au montage (commentées par le réalisateur) dont une scène d'ouverture alternative et plus violente.
Après le braquage d'une banque, un gang de voleurs trouve refuge dans une maison apparemment abandonnée. Ce qu'ils prennent pour un refuge va vite se révéler être un tombeau. Alors que la nuit menaçante tombe et que l'orage gronde au loin, ils commencent à être victimes de visions terrifiantes des horribles meurtres perpétrés dans cette antre. Voix d'outre-tombe sortant des murs et apparitions de cadavres mutilés vont les tourmenter pendant une nuit blanche sans fin. La peur gagnant peu à peu le groupe et les phénomènes étranges se multipliant, leurs nerfs vont lâcher et les âmes maudites errantes se libérer dans une colère effroyable.
Réalisé avec un budget ridicule, Dead Birds se pose incontestablement comme une très agréable surprise pour les fans de films du genre et devrait sans mal tenir en haleine les mordus de Evil Dead et consorts, et ce même si l'on peut regretter un traitement où l'humour pourrait manquer cruellement.
Alex Turner prend son temps pour installer son univers, pose ses personnages et distille un climat à la fois tendu et suffisamment flippant pour nous forcer à nous recroqueviller au fond de notre fauteuil. La première demie heure passée, les fantômes débarquent et, même si les effets spéciaux peuvent parfois pousser à sourire (bien que fort réussis compte tenu des moyens alloués au film), la tension créée est à son comble et l'on plonge pieds et poings liés dans un film rondement mené, habilement réalisé et parfaitement interprété.
Par Benjamin Bach