New Line nous offre un transfert soigné bénéficiant d'un bel éclat général (couleurs vives et parfaitement saturées), ce malgré quelques fourmillements et un grain par moment un peu gênant. L'ensemble se montre néanmoins bien défini et bien contrasté.
La piste Dolby Digital 5.1 anglaise ne fait guère de vague dans son exploitation des canaux Surround mais les ambiances demeurent néanmoins subtilement restituées et agréablement soutenues par la bande originale. On trouve également une piste DTS anglaise mais celle-ci n'apporte pas grand-chose si ce n'est un meilleur rendu des basses et un relief un rien plus accru dans la restitution des ambiances.
La piste Dolby Surround québécoise se montre quelque peu moins précise et d'une dynamique moins poussée mais parvient à tenir la dragée haute au mixage DD5.1 anglais.
Côté bonus, on trouvera un commentaire audio (vo) du réalisateur en compagnie de Renee Faia, Micheal Imperioli et de Vince Van Patten, expert en poker. Quel Dommage que Michael Imperioli ne s'investisse pas plus dans son commentaire. On se demande d'ailleurs s'il n'a pas passé son temps à s'endormir derrière le micro tant l'ennui gagne. Heureusement le réalisateur est là pour nous livrer quelques anecdotes de tournage. Enfin, dernier bonus, un clip vidéo.
Inspiré d'une histoire vraie, High Roller est un drame captivant sur le légendaire et prodigieux joueur de poker Stu Ungar, l'un des lus jeunes joueurs à avoir remporté le championnat du monde de poker de Las Vegas, et ce à trois reprises. Des tables de jeux clandestines jusqu'aux prestigieux casinos de Las Vegas, Stu a connu une ascension fulgurante. Son avenir assuré est par contre rapidement compromis par un combat sans fin contre ses démons intérieurs. Sa passion obsessive et son avidité sans limite pour le gain le conduisent sournoisement vers une descente aux enfers de la drogue, de la drague et des paris faramineux.
Hormis lors de la projection à quelques festivals, High Rollern'eut jamais les honneurs d'une véritable sortie salles, et c'est d'autant plus regrettable que, même si le film montre de nombreux signes de faiblesse, tant scénaristiques que par un rythme un peu bâtard, on y découvre Michael Imperioli, bien connu des Fans de Sopranos, dans un rôle lui permettant enfin de montrer une belle palette de jeu. Le problème repose essentiellement sur le réalisateur qui ne parvient que trop rarement à nous envoûter lors des parties de poker et dans la chute vers les enfers de son personnage principal. High Roller demeure cependant une curiosité fort plaisante pour les amateurs tout comme pour les novices.
Par Benjamin Bach