Dreamworks
2004
Manga
Format 1.85 - 16/9 compatible 4/3 - Double couche
Langages : - Français DD 5.1 - Japonais Dolby Digital 5.1
Sous-titres : Français / Anglais
Critique Image
On ne le répètera jamais assez, mais Ghost In The Shell 2 : Innocence est une merveille d'esthétisme qui renvoie tous les dessinateurs d'animation d'aujourd'hui à leurs études (Miyaza-qui ?). Non pas que ces dessinateurs soient mauvais, beaucoup sont même de très haut niveau voire des génies, mais Mamoru Oshii a atteint un summum qui dans la logique de l'évolution du dessin animé n'aurait dû arriver que dans quelques dizaines d'années.
Bref, à anime magnifique, il fallait un transfert magnifique en DVD. Ce qui est heureusement le cas ici. Le master est immaculé de tous défauts, et le transfert se montre d'une solidité supportant le moindre détail dans chaque plan surchargé d'éléments graphiques. On n'aurait pas aimé être à la place de l'ingénieur d'encodage chargé de ce film...
Quoiqu'il en soit, le résultat est à la hauteur des espérances, porté par une définition millimétrique, une riche palette de couleurs (légèrement moins chaleureuse qu'en zone 2 japonais, mais ce n'est très grave), et une compression parfaite.
Critique Son
Les films de Mamoru Oshii mixés en 5.1 d'origine ont toujours eu comme caractéristique leur finesse. Si les premières minutes d'Innocence surprennent par leur calme malgré quelques actions à l'écran, la bande son se réveille soudainement et le spectacle sonore se montre renversant. A la moindre fusillade, bousculade, course poursuite, le caisson de basse se voit allégrement utilisé et la spatialisation des effets arrive à surprendre. Des passages démonstratifs en parfait complément de ceux plus calmes, où le mixage 5.1 se charge de créer une ambiance prenante à l'aide de toutes les enceintes.
La piste sonore japonaise possède un niveau artistique exceptionnel, mais également démonstratif pour ceux qui veulent faire exploser leurs enceintes.
La piste française quant à elle n'a pas à rougir en terme de dynamisme, le caisson de basse étant tout autant sollicité. Néanmoins nous perdons un peu en finesse des effets, ce qui peut s'expliquer par un débit inférieur (384kbps contre 448 sur la vo).
Mais regarder le film en version française a néanmoins un avantage : pouvoir se concentrer sur les images – magnifiques – et profiter pour une fois d'un doublage de bonne qualité sur un film d'animation japoanaise.
A noter pour les férus de version originale sous-titrée que les sous-titres de ce zone 2 sont largement plus petits que ceux du zone 1 qui envahissaient l'image et gâchaient complètement le spectacle artistique du film. Ne serait-ce que pour cette raison, il est justifié de jeter son import pour racheter l'édition française, d'autant que les suppléments sont identiques.