Sony nous propose un master quelque peu granuleux et à la définition pas toujours très précise mais à la facture générale plus que satisfaisante. Malgré quelques légers artéfacts, la compression s'en tire avec les honneurs, les couleurs se montrent bien saturées et les contrastes nous offrent des noirs d'une belle profondeur.
La piste Dolby Digital 5.1 anglaise se montre naturellement bien plus efficace que la piste stéréo québécoise. Elle fait preuve d'une belle ouverture dans la restitution des ambiances et de la bande originale, sans pour autant nous faire sursauter autant qu'on l'aurait souhaité. Les dialogues demeurent clairs et distinct et l'on se retrouve au final devant un mixage classique pour le genre. La piste Québécoise garde pour elle une belle clarté des dialogues et une dynamique d'ensemble acceptable pour une piste stéréo.
On ne trouve en bonus qu'un lot de bandes annonces.
Depuis plusieurs mois, Jake Gray est hanté par des visions, prémonitions qu'il ne parvient pas à expliquer, jusqu'au jour où deux de ses amis les plus proches l'initie à un jeu vidéo appelé le Chemin. Soudain, ses visions prennent corps et deviennent réelles. Jake se tourne alors vers Marisol afin de résoudre le mystère de ses visions et des morts suspectes.
Sorti directement en DVD, ce petit film d'horreur ne va malheureusement jamais assez loin pour nous entraîner dans cet univers satanique et l'on reste par moment un peu trop longtemps assis le cul entre deux chaises, se demandant qu'elle fut la réelle volonté du réalisateur. Si la distribution s'en tire très honnêtement, (les amateurs de Smallville seront enfin ravi de retrouver Jensen Ackles dans un autre rôle que celui du petit copain de Lana), avec une mention spéciale pour la toujours aussi ravissante Shannyn Sossamon (même si ici affublée d'une perruque longue lui donnant des faux airs de Julia Roberts), on peine à entrer de plein pieds dans cette histoire de Diable sur Terre pour un raison que nous tairons afin de ne pas dévoiler le twist final. Il y a certes de bonnes choses mais quitte à être classifié Rated R (interdit aux moins de 17 ans non accompagnés) on aurait souhaité quelque chose d'un peu plus tendu au niveau du climat, de moins « teenage » et sans aucun doute plus trash. David Winkler, a qui l'on doit entre autre le très bon Finding Graceland avec Harvey Keitel, s'essaye donc à un genre qui ne semble pas être vraiment sa tasse de thé.
Par Benjamin Bach