Un nouveau pressage moyen pour MGM, mais bien plus regardable que Force 10 from Navarone. L'image est légèrement granuleuse mais la définition n'en est pas moins convenable. La compression est correcte sans pour autant être d'une fluidité exemplaire. Le plus gros reproche à faire à cette édition vient de la copie utilisée qui a quelque peu souffert. Elle montre quelques taches et poussières. Mais bon, le film à plus de trente ans ! En revanche, les couleurs sont d'une bonne tenue et les teintes très naturelles.
Où sont passés les DVD compatibles 16/9 de MGM ?
Un son mono d'une qualité similaire, en anglais comme en français. Celui-ci est d'une facture convenable bien que saturant par moments. Les dialogues n'en demeurent pas moins clairs.
Un menu fixe et muet avec une bande annonce de piètre qualité et le petit livret MGM en guise de suppléments...
La fin de la Guerre approche. Les deux camps se voient charger de détruire le pont de Remagen en dépit des pertes humaines que cela peut entraîner...
Un film de guerre bien classique
John Guillermin, le réalisateur de La tour infernale nous livre un film de guerre comme on a pu en voir beaucoup dans les années 70, genre très prisé aux Etats Unis à cette époque. Le problème ici, malgré un casting impeccable, est que le film ne retrouve jamais la puissance dramatique qu'avait réussi à retranscrire Richard Attenborough avec Un pont trop loin.
Même si le traitement, prenant autant parti pour les allemands que pour les américains (quand même les plus forts), nous offre des moments forts en accentuant la stupidité des ordres irréfléchis et la considération des soldats comme chair à canon, on ne parvient pas vraiment à faire corps avec ce fait historique un rien romancé.
Mais le regard humain que pose les scénaristes Richard Yates et William Roberts sur cette période, permet au film de se créer une identité propre et de ne pas être UN nouveau film de guerre où le patriotisme américain et la propagande sont au premier plan.
Le film sait garder une certaine vérité, n'exagérant jamais les faits à outrance et n'en demeure pas moins un film d'une bonne tenue.
Par Pascal Faber