Columbia nous offre un pressage convenable sans pour autant être excellent. Les couleurs sont chaudes et d'une très bonne tenue. Le master est bien lumineux mais on notera un léger grain et quelques petits problèmes de compression. Mais l'ensemble reste néanmoins d'une facture très correcte.
Un Dolby Surround anglais peu probant. Le film ne nécessitant que de très peu d'effets sonores, on ne pouvait s'attendre à beaucoup mieux même si l'on aurait pu souhaiter une meilleure exploitation des canaux arrières qui ne sont, hormis les passages musicaux, que très rarement mis à contribution. Les dialogues sont relativement clairs mais les enceintes avants, tout comme les surround, ne se mettent que très rarement en action.
Un menu fixe et muet avec en suppléments les filmographies de Bobcat Goldthwait, Julie Brown et Adam Sandler ainsi que les bandes annonces de Shakes the clown et de Big Daddy.
Shakes (Bobcat Goldthwait) est un clown alcoolique. Un soir, il se retrouve accusé du meurtre de son patron...
Une comédie satirique qui manque de mordant
Rappelez-vous le taré de service de Police Academy. Et bien aujourd'hui, il est également scénariste, producteur et réalisateur ! Et il sait faire preuve d'une certaine originalité en traitant son sujet d'une manière peu conventionnelle, c'est le moiuns que l'on puisse dire...
En effet, il traite les clowns comme des hommes avec leurs problèmes de tous les jours et non pas comme de vulgaires figures comiques. Ici, les clowns ont leur propre monde, leur univers, dans lequel ils ont une vie qui leur est propre. Les situations auxquelles sont confrontés ses personnages font que l'humour s'en voit renforcé dans son coté acide et décalé. Malheureusement, il ne pousse pas le délire assez loin et l'on reste trop souvent le cul entre deux chaises. Le Boston Globe titrait : ‘'The Citizen Kane of alcoholic clown movies'', alors à vous de voir !
A noter le sympathique apparition de Robin Williams en mime (les mimes sont ici les ennemis jurés des Clowns) et la joviale prestation de Adam Sandler.
Par Pascal Faber