Un transfert soigné. L'image bénéficie d'un excellent piqué nous proposant ainsi un très bon niveau de détail, des teintes naturelles, des couleurs parfaitement saturées et une compression qui parvient facilement à se faire oublier. On notera cependant de légers artéfacts mais ces derniers se font vite oublier au profit d'une facture très correcte.
La version Widescreen ne dispose que de la version originale (DD 5.1) alors que la version plein cadre se voit offrir une piste québécoise en sus. Les pistes anglaises remplissent aisément leur office pour une comédie : dialogues ciselés, ambiances persuasives sur les canaux surrounds sans pour autant se montrer omniprésentes. La piste Dolby Surround québécoise (à l'accent un rien prononcé) ne rend pas justice au jeu des comédiens mais préserve une clarté et une dynamique très convenable.
En bonus on trouve en premier lieu un commentaire audio insipide de Brian Robbins en compagnie de son producteur. Les deux hommes n'ont pas grand-chose à dire et compte tenu de l'intérêt général du film, on se demande bien l'utilité d'un tel bonus. On trouvera ensuite quatre scènes coupées (4mn19 – vo) sans le moindre intérêt dramaturgiquement parlant, un bêtisier (2mn35) d'une valeur identique et en dépassant jamais le niveau d'un bon Vidéo gag, et enfin un bonus qualifié « pour le chien » d'une profonde bêtise.
Remake d'une comédie des années 60, The Shaggy Dog avait tout de la comédie familiale à succès. Malheureusement les scénaristes responsables de Bad Boys 2 ou encore de Drôles de dames 2 ne se cassent pas la tête et nous livrent ici un minimum syndical digne du cours monétaire du Tibet. Avec un léger parfum tendant à nous rappeler le film Didier d'Alain Chabat, Shaggy Dog ne dépasse jamais le niveau des pâquerettes et le manque de crédibilité atteint vite le maximum à ne jamais dépasser, même pour un film pour enfants. Tim Allen fait ce qu'il peut même s'il semble un peu vieux aujourd'hui pour courir à quatre pattes, et le manque d'inventivité flagrant nous plonge très vite dans un ennui soporifique.
Par Pascal Faber