De longues heures de labeurs à la précision millimétrique offrent aux premiers films de la collection un aspect qu'on n'aurait plus espéré découvrir : une image nette, stable, nettoyée, épurée et à la colorimétrie réajustée et surtout aux cadres originaux respectés. Le seul dernier reproche que l'on pourra encore dénoter résider dans de très minimes complications de compression des scènes nocturnes, mais le résultat demeure bluffant. Pour constater l'évolution du travail effectué, et même si – croyez nous sur parole - les captures d'écran ne rendent définitivement pas hommage à la différence vraiment flagrante dès lors que l'image est en mouvement de part l'absence de tremblement et de fourmillement général, nous avons visionné tour à tour la nouvelle édition
Goldfinger ainsi que l'édition spéciale zone 1 parue il y a quelques années. Petit comparatif :

Réédition Ultimate

Précédente édition
La différence est rapidement probante dès le lancement du film puisque la fameuse introduction nous plaçant au coeur d'un canon de revolver qui prend en joue l'agent 007 retrouve ici un épatant coup de jeune. Elle retrouve ses teintes sensiblement bleutées nuançant l'aspect métallique de l'objet avec des zones plus blanches là où l'ancienne copie propose la même chose dans un quasi noir et blanc. Par ailleurs, l'édition Ultimate ne souffre plus d'aucun tremblement disgracieux ou de fourmillements intempestifs - même visibles sur la simple capture de l'ancienne édition – et ne laisse distinguer aucun cheveux ou poussière quelconque. Chose d'autant plus incroyable puisque la copie précédente grouillait d'artefacts.

Réédition Ultimate

Précédente édition
Un peu plus tard dans le film, Bond et Felix Leiter scrutent Goldfinger du coin de l'oeil. Une bonne occasion de découvrir ici tout d'abord un adoucissement des couleurs, tirant un peu trop sur le rouge dans l'édition précédente et offrant un teint plus naturel aux comédiens. Outre là encore la disparition miraculeuse d'un bruit vidéo intempestif, de fourmillements et salissures "d'époques" (un méchant point noir sur le mur de droite) qui donnaient presque l'impression d'un mouvement involontaire sur l'ensemble, on distinguera aux extrémités des images que le cadre 1.66 est enfin respecté. Ainsi, l'avant-bras du personnage de droite apparaît désormais à l'écran tout comme le numéro de la chambre, 309, en haut à droite sur l'édition ultimate.

Réédition Ultimate

Précédente édition
Le constat sera bien évidemment identique quelques minutes plus tard où le gentleman
portera secours à une dame après un accident qu'il a lui-même provoqué. On ne manquera pas sur l'édition précédente les bruits fourmillements et autres éléments qui nous fâchent ainsi que le cadrage rognant ici avec évidence le haut et le bas de l'image. L'édition Ultimate démontre à nouveau à quel point la copie précédente avait excessivement jaunie, transformant les verts pâturages de l'arrière plan en quelque chose de marron. Plus nette, l'Aston Martin brille ici de mille éclats, laissant croire l'espace d'un instant que le film n'est pas si vieux.

Réédition Ultimate

Précédente édition
Enfin l'une des dernières scènes du film où Bond, menotté à un chariot durant le cambriolage de Fort Knox, nous permet de découvrir un traitement de la luminescence moins éclaboussante dans l'édition Ultimate, et empêchant donc certains détails, aussi minimes soient-ils, de disparaître dans un excès de lumière.