Quel plaisir de découvrir ce petit film dans son format d'origine et compatible 16/9. D'autant plus que le transfert est d'une très bonne facture. Les couleurs sont chaudes et riches et d'une tenue tout à fait acceptable. La compression est impeccable et l'image d'un beau piqué. Chose rare pour un film mineur de fond de catalogue. merci Warner.
En anglais comme en français (québécois), la piste Dolby Digital 5.1 ne fait jamais dans la grandiloquence mais s'avère néanmoins d'une belle clarté. Les effets surrounds sont peu existants mais l'on est dans une petite comédie qui ne nécessite aucune envolée sonore. Les ambiances restent cependant bien restituées et les dialogues très nets.
Un menu animé (dans les transitions) et musical. Coté suppléments, on trouve la bande annonce du film (au format et 16/9), ainsi que celles de Major League 2, Ace Ventura et Wrongfully Accused toutes les trois en plein cadre. Warner nous offre également la possibilité de rencontrer les Buzz. En fait, il s'agit là de petites interviews des comédiens.
Gus Cantrell (Scott Bakula) est chargé de redonner du coeur au ventre à une équipe de base-ball de seconde division...
Décevant pour les fans de Major League
Soyons bien clairs : la trilogie des ‘'Major League'' (Les Indians) ne casse pas des briques mais s'avère être une petite série sympa, sans prétention, où l'on retrouve toujours la même recette et qui, au bout du compte vous permet de vous changer facilement les idées.
Ce troisième opus n'a pas la pêche du premier et l'on doit cela essentiellement à l'absence de Charlie Sheen et de Tom Berenger, piliers du premier film. On retrouve cependant trois survivants : Roger (Corbin Bernsen), qui passe du statut de joueur à celui de propriétaire d'équipe, Pedro ‘'Vaudou'' Cerrano (Dennis Haysbert) et Tanaka (Takaaki Ishibashi). Ces deux derniers marchent ici en duo et nous rappellent les premières années des Indians. Malheureusement, le délire n'est pas aussi poussé. Le nouveau venu dans la famille n'est autre que Scott Bakula (Code Quantum) qui tente une reconversion vers le grand écran mais n'impressionne jamais suffisamment la pellicule (et le spectateur).
En fait, le film reste bien trop sage et conventionnel, lorgnant plus du coté des petites comédies sportives où la bonne morale l'emporte toujours plutôt que du coté de ses prédécesseurs.
Donc, en attendant patiemment le premier volet (également chez Warner...pourquoi n'est-il pas là ? Il est fort à penser que celui-ci ne fasse pas parti du catalogue Morgan Creek), reportez-vous sur le second qui est plus dans l'esprit des ‘'Indians''.
Par Pascal Faber