Un transfert soigné à l'image de la majorité des produits Disney. L'image bénéficie d'un excellent piqué nous proposant ainsi un très bon niveau de détail, des teintes naturelles, des couleurs parfaitement saturées et une compression qui parvient facilement à se faire oublier. Les contrastes ne sont pas en reste et nous livrent une très belle profondeur. On notera cependant de légers artéfacts occasionnels mais ces derniers se font vite oublier au profit d'une facture très correcte.
Les pistes Dolby Digital 5.1 anglaise et française remplissent aisément leur office pour une comédie : dialogues ciselés, ambiances persuasives sur les canaux surrounds sans pour autant se montrer omniprésentes. L'une comme l'autre accusent une très bonne dynamique d'ensemble sachant se montrer suffisamment agressive pour nous offrir un spectacle dans d'excellentes conditions.
On trouvera sous cette rubrique quatre scènes coupées (4mn09 – vost) sans le moindre intérêt dramaturgiquement parlant, un bêtisier (2mn35 - vost) d'une valeur identique et en dépassant jamais le niveau d'un bon Vidéo gag, un clip et enfin un bonus intitulé Aboyons ensemble d'une profonde bêtise.
Notez que l'insipide commentaire audio de l'édition américaine a disparu, mais on ne s'en plaindra pas.
Remake d'une comédie des années 60, The Shaggy Dog avait tout de la comédie familiale à succès. Malheureusement les scénaristes responsables de Bad Boys 2 ou encore de Drôles de dames 2 ne se cassent pas la tête et nous livrent ici un minimum syndical digne du cours monétaire du Tibet. Avec un léger parfum tendant à nous rappeler le film Didier d'Alain Chabat, Shaggy Dog ne dépasse jamais le niveau des pâquerettes et le manque de crédibilité atteint vite le maximum à ne jamais dépasser, même pour un film pour enfants. Tim Allen fait ce qu'il peut même s'il semble un peu vieux aujourd'hui pour courir à quatre pattes, et le manque d'inventivité flagrant nous plonge très vite dans un ennui soporifique.
Par Pascal Faber