A partir d'un master impeccable, le transfert fait montre d'une finesse exemplaire. La définition précise se voit renforcée par un piqué superbe, qui permet de percevoir non seulement la richesse des décors mais aussi les textures, jusqu'au grain de la peau des comédiens. La palette colorimétrique est quant à elle tout simplement splendide et met en valeur le travail esthétique spécifique à chaque court métrage. Ainsi, on appréciera tout autant les tons bleus tranchés par du rouge vif dans
Quartier de la Madeleine, que les tons criards des éclairages du club nocturne de
Pigalle ou l'ambiance visuelle stylisée de
Quartier des Enfants Rouges. Les comédiens se voient d'ailleurs eux aussi avantagés par la subtilité du rendu des couleurs, notamment dans
Place des Fêtes. Le contraste fait des merveilles pour restituer les effets d'ombre et de lumière et pour offrir en permanence, dans les scènes de jour comme dans les scènes de nuit, une visibilité parfaite. On notera tout juste quelques défauts de compression qui se traduisent par la présence ponctuelle de légers fourmillements dans les arrières plans, mais le plaisir visuel reste intact. Une belle réussite.