INDEPENDENCE DAY
Fox
1996
Science Fiction
Format 2.35 - 16/9 compatible 4/3 - cc - Double couche
Langages : Anglais DD 5.1 - Français (Québécois) Dolby Surround - Anglais Dolby Surround
Sous-titres : Anglais / Espagnol
Critique Image
D'un point de vue technique, ID4 va vite faire l'unanimité. Cette édition DVD offre l'une des plus belles images que l'on ait pu voir sur ce format. A l'instar du LD qui était un must du genre, le DVD s'impose d'emblée comme une référence incontournable.
Là où l'édition d'Abyss pêchait, c'était par l'absence de transfert 16/9. L'éditeur ne renouvelle pas la même erreur et ID4 bénéficie cette fois de ce fameux 16/9. Résultat, la définition de l'image est à son maximum. La gestion des couleurs et du contraste tendent à la perfection. Même quand ça bouge dans tous les sens, on ne perd pas une miette du spectacle. Il n'y a absolument aucune lacune au niveau de la compression ; le master est d'une propreté absolue. On guette (en vain) le moindre défaut jusqu'à ce que le générique de fin apparaisse.
Impressionnant et chapeau pour le travail accompli.
Critique Son
Paradoxalement, l'image a beau être sublime, elle n'est pas pour autant le point fort du DVD.
La bande son d'ID4 est un monument, une expérience sonore hallucinante qui constitue un sommet dans l'univers du Home cinéma.
Il y a toutefois un bémol. Cela ne concerne que la piste 5.1. Les deux autres pistes proposées sont uniquement en dolby surround.
On passera vite sur la piste anglaise qui ne concernera que ceux qui ne sont pas équipés en dolby digital (c'est vraiment le moment d'investir si vous vous êtes procuré le film). Elle est d'un niveau excellent même si elle pêche du côté des enceintes d'ambiance (arrières et canal de basses).
La piste française a beau être tout à fait convenable, elle est néanmoins inférieure à son homologue anglaise. Notamment par un doublage pas toujours très approprié. A ce sujet, il faut souligner qu'il s'agit d'un doublage québécois ce qui risque de décevoir de nombreuses personnes. Pourtant si on fait exception de certaines expressions bien spécifiques (le fameux ''ruban''), l'accent n'est pas très prononcé. Ceux qui sont habitués à la voix de Will Smith ou de Jeff Goldblum seront sûrement décontenancés.
ID4 est le film qui ne peut se passer d'une piste 5.1. Sélectionnez-là et vous passez alors dans une tout autre catégorie. Celle du spectacle continu où tout n'est qu'un déluge d'effets en tout genre. En un mot, c'est monstrueux. Jamais une bande son n'avait proposé un tel rendu. Par exemple, l'achat d'un caisson de basses peut se justifier simplement pour ce titre. Saving Private Ryan constituait une référence pour des basses monstrueuses et bien ID4 rivalise sans aucune difficulté et ce dès la première scène (le sol de la lune qui tremble, une des nombreuses scènes qui peuvent servir de démo). Attention toutefois, il vous faudra être bien isolé sinon c'est la guerre déclarée avec vos voisins !
L'ambiance est aussi assurée par d'impressionnants et constants effets surround qui risquent de vous scotcher à votre fauteuil. La destruction de New York et des autres villes est une séquence d'anthologie où tout ce qui est possible d'avoir comme effets nous est proposé (la palme revenant aux différents véhicules qui volent dans tous les sens et donc dans toutes les enceintes).
Le plus fort dans tout ça, c'est que malgré toute cette puissance (quel dynamisme !), le spectacle reste absolument supportable pour nos chères oreilles. Jamais on a l'impression que c'est too much et aucune fatigue auditive (ce qui aurait pu être le cas sans la perfection du mixage) ne vient troubler la projection. Un tour de force qui emporte totalement notre adhésion et qui constitue un exemple à suivre. Un gros son n'est pas forcément insupportable (n'est-ce pas Jeanne D'arc).