Warner fait une nouvelle fois du très bon boulot avec ce master compatible 16/9 exempt de quasiment tous défaut de pellicule. L'image est remarquablement détaillée et ce sur tous les plans, les teintes sont naturelles et les couleurs de toute beauté. La compression, quant à elle, est particulièrement réussie ne souffrant d'aucun artéfact ni d'une quelconque pixélisation.
Le film est présenté avec une piste audio anglaise Dolby Digital 5.1 d'une très bonne facture. Il ne faut cependant pas oublier qu'il s'agit là d'un film sans gros effets sonores, mais les ambiances sont parfaitement restituées sur les voies arrières et les dialogues sont d'une belle clarté. Les passages musicaux, éléments vitaux, sont parfaitement intégrés dans ce mixage et donnent au film un très beau relief.
Le commentaire audio du réalisateur et des comédiens est ici remplacé par une série d'interviews malheureusement un peu trop courte pour être vraiment intéressante (12 minutes).
Vous trouverez également une piste isolée pour la bande originale de Andréa Morricone et qui garde également tous les tubes des années 50 qui figurent dans le film, des notes de production nous parlant des quatre films faisant partie de ce que l'on appelle ‘'The Baltimore Films'', à savoir Diner, Tin Men, Avalon et Liberty Heights, une scène coupée introduite par Barry Levinson et enfin la bande annonce du film ainsi que celle de Diner (toutes deux compatibles 16/9).
Baltimore – 1954. La vie d'une famille juive dans l'Amérique de l'après guerre.
Un nouveau portrait de famille par le réalisateur de Diner et de Avalon
Quatrième film de la série des ‘'Baltimore Films'', Liberty Heights nous plonge dans la communauté juive des années 50 avec tout ce que cela peut contenir de croyance et de racisme. Il est clair que le réalisateur fut fortement influencé par sa propre l'adolescence et que l'on retrouve, comme dans Diner, un soupçon d'autobiographie lié à sa vie passée à Baltimore et à son éducation fortement dictée par le judaïsme.
Mais le fait est qu'il aurait pu largement faire plus court et avec un montage un rien plus dynamique, le film aurait très certainement gagné en intensité.
Malgré cela, Barry Levinson parvient à capturer avec une grande justesse la bêtise des gens qu'en on en vient à parler de différences même si parfois cela devient un peu redondant. Mais en appuyant le coté ‘'Tranche de vie'' d'un groupe d'adolescents, il nous entraîne pendant plus de deux heures dans les sillons d'un univers rendu crédible par des jeunes comédiens qui semblent prendre énormément de plaisir à nous conter cette histoire.
Liberty Heights n'en demeure pas moins une oeuvre à découvrir et qui devrait enthousiasmer les fans des trois films précédents de la série ‘'Baltimore''.
Par Pascal Faber