Qu'il fait bon voir un si beau DVD. Columbia soigne particulièrement cette édition même si l'on note tout de même quelques petits défauts (petites poussières sur le master et très légers fourmillements sur certains plans). Les couleurs sont en revanche magnifiquement restituées, bénéficiant d'une saturation idéale et d'une définition remarquablement détaillée (merci pour le 16/9).
Notez que vous bénéficiez également d'une version plein cadre.
La piste Dolby Digital 5.1 anglaise est tout simplement époustouflante. Les ambiances surround prennent une ampleur insoupçonnée avec beaucoup de relief. Tout y est parfait. On se retrouve littéralement enveloppé et embarqué dans cet univers de lutte du bien contre le mal. Malgré une répartition parfaite sur les différents canaux, les dialogues auraient cependant gagné à être parfois un peu plus présents.
La piste française est elle en Dolby Surround. Elle ne bénéficie malheureusement pas de la même envergure et pas mal d'ambiances frontales ont tendance à se retrouver étouffées. Elle reste néanmoins d'une facture très correcte.
Un menu fixe et muet sans grande recherche esthétique de la part de l'éditeur. Coté suppléments, Columbia nous permet d'accéder à un commentaire audio du réalisateur (vo non sous-titrée). Tout est passé en revue : les problèmes relatifs à un film de studio, les comédiens, les volontés techniques du réalisateur...
Vous trouverez également un mini making of à but promotionnel donc sans le moindre intérêt, les filmographies de Brett Leonard, Jeff Goldblum, Christine Lahti et de Alicia Silverstone et enfin une seconde fin, disponible en anglais (vost) et en français. A noter que celle-ci n'apporte strictement rien.
Réanimé après plus de deux heures à la suite d'un accident de voiture, Hatch Harrison (Jeff Goldblum) se voit sujet à de violentes visions. Il est ainsi témoin de meurtres sanglants et va devoir tenter de sauver sa propre fille.
Un thriller diabolique plutôt prenant mais bien trop commun.
Après s'être attaqué à Stephen King avec Le Cobaye, Brett Leonard prend en main un roman d'un autre célèbre auteur de SF, Dean R. Koonz. Heureusement soutenu par une distribution de premier choix (Goldblum est tout simplement parfait), le réalisateur tombe dans tous les clichés du genre et ne nous épargne pas grand chose (jusqu'aux effets visuels tout aussi ridicules que dans Le Cobaye ou Virtuosity). Mais si toutes les ficelles nous sont (malheureusement) connues, Hideaway parvient tout de même à nous tenir en haleine. Si vous avez lu le livre, passez votre chemin et reprenez à la page 1. Le personnage de Regina (Alicia Silverstone) se retrouve reléguée aux second plan, et tout se voit bien trop allégé.
Encore une adaptation semi-ratée !
Par Pascal Faber