Critique Image

Il s'agit de la même copie que celle utilisée pour le DVD zone 1 et le DVD zone 2 anglais (ce dernier ne bénéficie pas d'un transfert anamorphosé). L'image ne présente aucun défaut de master notable. La palette de couleurs est riche et sans effet de débordement. La gestion de la luminosité et du contraste sont parfaits (les scènes nocturnes sont pourtant nombreuses). Le standard PAL et la compatibilité 16/9 donnent un piqué d'image de très haut niveau, légèrement supérieur au disque américain. Seule la compression est parfois capricieuse sur les aplats unis : un peu de pixelisation pourrait apparaître en fonction de l'installation audio / vidéo utilisée (une télé 100Hz risque d'être moins tolérante). Toutefois, ce défaut est minime et ne doit en aucun cas faire oublier la bonne qualité de l'ensemble.
Par rapport au DVD zone 1 : il s'agit du même master. La palette des couleurs est un peu moins éclatante sur le DVD américain, mais en y regardant de plus près, elle semble aussi moins franche, plus nuancée : l'image y gagne très légèrement en profondeur et en naturel. La définition, bien que tributaire du standard NTSC reste assez proche du DVD français. La compression paraît un tout petit peu mieux maîtrisée sur le DVD zone 1.
Critique Son
La piste anglaise a beau être codée en 5.1, cela ne signifie en aucun cas une supériorité face aux autres options sonores (bien au contraire). Certes, l'environnement multicanaux est parfois plus enveloppant, mais la bande son est nettement moins fouillée, pas toujours très claire et surtout peu fidèle à la V.O. japonaise et ses effets spécifiques. Le meilleur exemple se situe au début du film vers 1'05'': le changement à la volé entre les pistes sonores montre immédiatement des choix complètement différents entre le mixage américain et japonais.
La version française en dolby surround est très proche de la piste anglaise pour le mixage, avec un léger avantage sur les voix des personnages (bien trop étouffées en anglais). Elle ne se hisse pas au niveau du 5.1 pour la répartition spatiale, mais finalement, elle ne s'égare pas non plus dans des effets directionnels trop confus ou superflus.
En conclusion, seule la version originale japonaise reste le meilleur choix (pour qui peut s'accommoder des sous-titres). La qualité du mixage est sans équivoque et totalement homogène (pas de disparité entre les dialogues et les différents effets sonores par exemple). La spatialisation du son, « seulement » en dolby surround, exploite comme il faut l'espace d'écoute.