Tenue génèrale très moyenne : le master utilisé présente des couleurs bizzarement étalonnées (choix du réalisateur ?) où les noirs sont bouchés et les couleurs à la fois fadasses ou saturées (mais mal). La définition est très inférieure à la moyenne et l'image est envahie par du bruit video.
Autant vous dire qu'on a vu beaucoup mieux. Cependant, on remarquera la quasi-absence d'aliazing malgrè l'omniprésence d'images à risques comme les grilles des camions.
NB : il y a très peu de différence entre le 16/9 ème et l'image zoomée (sur une télé 16/9). Il y a aussi une erreur sur la jaquette : le format du film n'est pas 1:85 mais bien en 2:35...
Ce n'est pas le son qui va rattraper quoique ce soit. Encore une fois, le Dolby surround anglais (qui portant est déjà faible avec peu d'effets arrières et peu de basses) est nettement supérieur à son homologue français (voix qui aggressent les oreilles, souffle omniprésent et disparition des cannaux arrières).
Les menus sont fixes (sauf le chapitrage) mais sont plutôt sympas. Mis à part les bios, filmos et bibliographies exhaustives, c'est assez anorexique.
Dans un monde entièrement mécanisé -que se passe-t-il quand les machines n'obéissent plus ?- se demande la jaquette du DVD.
Et bien cela donne un film réalisé par Stephen King qui ferait mieux de retourner à ses fourneaux littéraires. Sur un canevas prometteur, il réussit à faire un film imbécile : intrigue idiote, interprétation ridicule (sauf Emilio Estevez), mal filmé, mal cadré et mal monté et surtout, le pire de tous les maux, chiant. Restent alors la musique tonitruante et excitante d' AC/DC et quelques scènes rigolotes. On sent le second degré tout au long du film mais c'est plutôt raté.
Un vrai nanar à déguster avec extrême modération !
Par Renaud Moran