TF1 nous livre un transfert de toute beauté bénéficiant d’un éclat de premier choix (superbe saturation des couleurs, par ailleurs vives et éclatantes, et d’une compression, certes perfectible, mais d’une très belle fluidité générale. La définition est pointue, les contrastes bien appuyés. On ne notera qu’un peu de grain et quelques fourmillements.
Compte tenu du propos du film on est heureux de pouvoir trouver une piste DTS qui nous propose un très beau relief et une spatialisation de premier choix. La dynamique générale est excellente, nous proposant des basses profondes et une parfaite clarté générale. La piste Dolby Digital 5.1 anglaise n’est pas en reste et tient bien la distance. D’un point de vue des dialogues, l’une et l’autre se montrent parfaitement claires.
Si vous avez réussi à accrocher au film, vous pourrez faire un petit détour du côté des suppléments de cette édition mais ne vous attendez pas à y trouver grand-chose de passionnant. On trouve le clip vidéo du film, un diaporama du tournage, une conversation entre Maxim Nucci et Frédéric Berthe (20mn55) où Nucci nous parle de l’origine du projet, et deux d’interviews (Valéria Giolino et Richard Anconina) sans le moindre intérêt.
Lorsqu’Alex Meyer, metteur en scène de comédies musicales, retrouve l’inspiration perdue depuis la rupture avec sa femme, son producteur ne veut plus le suivre. Alex décide alors de tenter l’impossible : monter son spectacle avec les moyens du bord. Avec l’aide de Matthieu, jeune compositeur surdoué, il se lance dans l’aventure avec de jeunes talents triés sur le volet. Mais leur complicité et l’énergie de cette troupe vont-elles suffire à monter le spectacle dont ils rêvent ?
Voilà typiquement le genre de film qui devrait être interdit pour peu que l’on ait un minimum de respect pour la profession des comédiens et des artistes en général. Tout ici est cliché jusqu’à la moelle, le scénario n’a même pas de fin en soit, les comédiens semblent s’ennuyer fermement (la palme revenant à Valéria Giolino) et Maxim Nucci demeure persuadé qu’il est non seulement comédien mais également musicien alors qu’il nous livre une prestation à la limite du mièvre et une soupe à la guimauve en guise de bande originale. Quant à Richard Anconina, il fait ce qu’il peut mais les personnages sont tellement peu consistants que même le plus grand des acteurs sombrerait dans les abysses du pathétique. A éviter absolument !
Par Benjamin Bach