Le technicolor utilisé à l’époque n’a malheureusement pas subi de restauration digne de ce nom. Résultat : de nombreuses tâches viennent parasiter l’image. On assiste également à des variations de luminosité importantes au sein même de certains plans. Les noirs manquent souvent de profondeur. La définition, en général, n’est pas très élevée, offrant un rendu des intérieurs assez laid.
Les pistes audio, toutes en mono, n’offrent pas beaucoup de relief. Seuls les paroles sont rendues assez fidèlement. Par contre les bruitages, notamment les bruits de lutte manquent cruellement de dynamisme. Et dès qu’une scène a lieu dans un environnement très bruyant, seule la source principale de vacarme est aisément audible, la scène de la tempête en est un exemple frappant.
Aucun bonus.
1865 dans le Nevada. Un commando de Sudistes en mission spéciale attaque un convoi d’or de l’armée adverse. Ils déciment tous les soldats et s’emparent de l’or. Mais ils apprennent avec horreur que la guerre civile est terminée depuis un mois et que leur coup d’éclat les transforme en hors-la-loi.
Dès les premières minutes, on comprend pourquoi l’éditeur a autant négligé la sortie de ce film. L’histoire aurait pu être superbement exploitée. Cette histoire d’un groupe de soldats confédérés devenus hors-la-loi malgré eux laissait espérer un grand film d’aventure au suspense croissant. Au lieu de ça, Le Relais de l’or maudit se révèle être un sous-produit parmi les innombrables westerns hollywoodiens des années 50. Et malgré une distribution solide, Randolph Scott, Donna Reed et Lee Marvin en tête, le film s’enlise et déçoit. La réalisation est bien trop approximative pour offrir un divertissement agréable et convaincant. Les fusillades sont assez risibles, les chutes trop préparées. Le plus remarquable restant tout de même les gestes peu réalistes des acteurs simulant une blessure par balle. Au final, une oeuvre sans grande finesse, se basant principalement sur des valeurs morales primaires et datées, malheureusement surexploitées à Hollywood, que ce soit dans les années 50 ou même de nos jours.
Par Thomas Legal