Présenté dans son format 1.33 d’origine, le transfert accuse un léger grain occasionnel mais ce dernier a le mérite de ne jamais perturber le visionnage. A l’instar des autres titres de la collection Jerry Lewis, l’ensemble bénéficie d’une compression précise sachant habilement se faire invisible et d’un piqué tout ce qu’il y a de plus soigné. Les couleurs ne se voient pas octroyer une chaleur similaire à celle des autres titres mais l’ensemble demeure d’une bonne facture.
La version mono française accuse une dynamique plus soutenue que sur la version anglaise, surtout lors des chansons. Les voies sont en effet plus graves et plus musicales. En revanche, elle tend un rien à étouffer le reste. La version anglaise demeure donc plus fidèle dans sa restitution des dialogues et nous offre un rendu plus naturel.
Aucun bonus.
Le film commence lorsque le malheureux Homer Flagg apprend par son médecin, le Dr Harris, qu’il est irradié et que ses jours sont comptés. Une journaliste de New York apprend cela et décide alors de faire une série d’articles sur le pauvre homme du Nouveau Mexique. Cependant, avant qu’elle se mette en route, Harris informe Homer que le diagnostique est erroné. Mais ceci ne les empêche pas d’accepter l’offre de la journaliste pour un voyage « chicos » à Manhattan, où les deux compères essaient de continuer à cacher la vérité dans cette comédie sur le mensonge.
Le duo populaire longtemps adulé par le public américain (le succès en France étant plus mitigé) nous embarque dans une nouvelle comédie qui, aujourd’hui encore, demeure l’une des préférées des fans. Le clown et le playboy sont de retour dans une comédie musicale hilarante à souhait (remake de Nothing Sacred) où l’on retrouve entre autre la célèbre Janet Leigh, succombant au charme de Dean Martin. Aujourd’hui la machine est parfaitement huilée, les nombreux gags glissent comme un patineur sur une glace toute fraiche, l’alchimie entre les deux hommes est à son sommet et on se délecte de cet humour burlesque conduit de mains de maitre par Norman Taurog, fin connaisseur du célèbre tandem.
Par Pascal Faber