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sarah michelle gellar (14 Avril 1977 - )
En effet, à côté de Sexe Intentions, la belle Buffy n’hésite pas à se lancer dans des expériences telles que The Grudge ou Southland Tales. De même, The Return confirme un intérêt certain pour des œuvres autrement plus estimables dans leur démarche que les productions pour ados décérébrés auxquelles on l’associe trop souvent (du style Souviens-toi l’été dernier, pour ne pas la citer). Zoom sur la carrière d'une actrice qui allie charme et talent...

THE RETURN (CLASSE)
Au cours d’un voyage dans son Texas natal, Joanna se retrouve dans une étrange ville déserte. Elle commence à avoir des cauchemars et des hallucinations qui vont déclencher des visions de sa propre dépression et de ses actes d’automutilation. Entre tourments psychologiques et réminiscences paranormales, The Return se place d’emblée à la croisée des chemins pour mieux instiguer le doute. Le personnage principal, victime d’hallucinations, croit pouvoir trouver la solution à ses problèmes en remontant le temps. L’idée d’un trauma provenant de l’enfance est solidement ancrée et tout le suspense repose sur cette (en)quête identitaire. Extérieurement, les gestes d’automutilation renvoient à un appel au secours lancé avec l’énergie du désespoir. Le réalisateur parsème son récit d’indices plus ou moins brouillons tout en s’appliquant à proposer une image bien léchée, avec notamment un travail sur la photo intéressant. Contrairement à l’impression de départ The Return ne parle pas tant d’un retour aux sources que d’une fuite en avant perpétuelle. L’héroïne n’affrontera ses peurs qu’une fois mise devant le fait accompli, forcée par ses hallucinations de trouver la raison de son mal être. La présence furtive du père renvoie à l’incompréhension chronique entre enfants et adultes, malgré la force de l’amour parental. Le film s’égare parfois trop dans sa volonté de créer une ambiance inquiétante. Certains passages paraissent inutiles, bien que leur mise en scène demeure de qualité. Surtout, le sentiment grandit au fur et à mesure d’assister à une histoire qui sent le réchauffé. Et le dénouement ne fait que confirmer cette crainte. Clairement, l’intérêt de The Return ne réside pas dans l’originalité de son intrigue mais plutôt dans son traitement, qui évite dans l’ensemble le recours aux grosses ficelles insultantes pour les habitués du genre.

A l’arrivée de ce voyage lancinant mais prenant, la certitude d’avoir assisté à une œuvre respectable même si elle ne se prête pas aux dithyrambes.
SOUTHLAND TALES (TRES CLASSE)
2008, Californie. Une attaque nucléaire surprise a précipité l’Amérique dans la guerre. Pour répondre à la pénurie de carburant, la compagnie US-ident élabore un générateur d’énergie inépuisable, qui fonctionne sur les flux de l’Océan mais altère imperceptiblement la rotation de la Terre. Bientôt, la réalité s’en trouve bouleversée, en particulier les vies de l’acteur d’action amnésique Boxer Santaros, de l’ex-star du X Krysta Now et des frères jumeaux Roland et Ronald Taverner, dont le destin se confond avec celui de l’humanité toute entière... Oui, il y avait de quoi avoir peur. A la simple vue d’un casting qui a tout pour repousser le cinéphile de base et qui brasse quelques avatars de la culture pop et des acteurs plus ou moins has been (The Rock, Seann William Scott, Sarah Michelle Gellar, Justin Timberlake). Quand on sait en sus que le film dure plus de 2h30, la porte se ferme définitivement. Evidemment, on a tort. Tort parce que le film invite justement à ne pas se fier aux apparences.
Qu’on se le dise : dans Southland tales, tout est placé sous le signe de l’excès et rien (pas même l’humanité) n’est à sauver. Comme dans Donnie Darko, le premier essai ultra-maîtrisé et prometteur de Richard Kelly, il y a suffisamment de matière, d’enjeux et de promesses pour donner envie de voir le film à répétition. Contre toute attente, The Rock et Sarah Michelle Gellar forment un couple suave et craquant : il démontre un don assuré pour la comédie sans tomber dans le cabotinage, elle parvient à rendre très touchant un personnage de prime abord unilatéral de nunuche ex-star du porno devenue une icône à la Britney Spears. La meilleure surprise vient de Seann William Scott, acteur a priori irrécupérable que l’on pensait voué aux teenage movie, et qui, dans un rôle complexe, fait montre de la sobriété nécessaire. Tels les archétypes qu’ils incarnent, les acteurs révèlent des tonnes de choses que le spectateur n’aurait pas soupçonnées. L’atmosphère ténébreuse et cotonneuse du film suffit à contraster avec la superficialité potentielle de l’intrigue. Objet éminemment pop rock, Southland tales cherche à percer les secrets - mais aussi les démons - de la grande Amérique et montre la beauté cachée de l’existence. En apparence, un énième machin branchouille et poseur. En profondeur, il s’agit d’une enquête métaphysique avec des failles temporelles, des secrets qui surgissent des ténèbres, des personnages excentriques et surtout un univers visuel très fort. Sous sa fausse futilité, tout ce tumulte recèle de profonds abîmes existentiels et politiques. Un objet filmique non identifié parce que mal identifiable, tellement fragile qu’il peut facilement se casser (et se faire casser par les réfractaires aux expériences originales). Qu’ils beuglent ! Southland tales, grand bloc qui cache un cœur sensible et une mélancolie viscérale, séduit l’œil et l’intellect par ses audaces et hante dangereusement l’esprit. Plus on y repense, plus il prend de la valeur.
THE GRUDGE 2 PAS CLASSE
On reprend les mêmes et on recommence ? Pas exactement. A Tokyo, une jeune femme (Amber Tamblyn) est pourchassée par la mystérieuse malédiction qui avait affligé quelques années plus tôt sa soeur Karen (Sarah Michelle Gellar). Mais cette fois, les victimes se sont rassemblées pour percer son mystère et s'en libérer à jamais. L’horreur bègue selon Takashi Shimizu...
The Grudge 2 ne serait qu'une vulgaire série B comme on en a déjà (trop) vue si elle n'était pas signée Takashi Shimizu, cinéaste qui entre sans peine dans le Guinness des records pour avoir filmé le plus souvent le même scénario. Un exploit qui ne semble pas contrarier le studio pour lequel il travaille (Columbia Pictures). Si M. Night Shyamalan a récemment remis en question sa mécanique fantastique (le terriblement sous-estimé La jeune fille de l’eau, où l’auteur n’arrivait plus à croire aux vertus de sa fable fantastique et laissait apparaître sa détresse d’artiste incompris), c'est en partie à cause de films comme The Grudge 2 qui instillent dans une trame alambiquée une bonne dose de distanciation cynique. Shimizu est, lui, un malin pervers qui ne revendique à aucun moment l'honnêteté de ses bonnes intentions : faire peur, oui, mais à quel prix ? Faut-il aller au-delà de ce qu'on nous montre et de ce qui se profile dans la profondeur de champ ? Entre efficacité et roublardise, on peut y voir un film d'horreur malade. Mais, si on n’est pas d’humeur, l’exercice devient lent, décousu, laborieux et vain.
The Grudge 2 commence par le segment qui manquait au The Grudge 1 par rapport à l'original nippon Ju-On : les trois adolescentes téméraires et manipulatrices qui pénètrent dans la maison hantée. Ce passage sert à effectuer un lien entre les deux volets et assurer un semblant d’intégrité. Comme il ne change pas une formule prospère, Shimizu re-exploite tous les éléments horrifiques de The Grudge (miaulements de chats, enfant blafard, fantôme aux cheveux longs) en taille XXL d’autant que l’intrigue (une famille débarque dans une nouvelle maison : un père, une belle-mère et un fiston) repose sur un canevas assimilé. Ce petit manège des horreurs, seule manifestation de la virtuosité de Shimizu, ne fonctionne qu’avec l’adhésion du spectateur sans que l’on soit obligé d'y être sensible. Géographiquement, le cinéaste frappe plus fort qu’Inárritu sur Babel : il alterne le Japon, la Californie, Chicago en brouillant les repères spatio-temporels. La structure fragmentée, proche du film à sketches, ne sert qu’un message simpliste sur la déshumanisation de la société (tous les personnages du film sont éloignés, en proie à la même solitude, brouillés avec les membres de leur famille). Fort de cette densité qui accentue le vertige, Shimizu cherche une nouvelle fois à perdre les personnages (et ainsi les acteurs) américains dans un univers japonais profane. Comme dans le premier, les acteurs japonais sont idéalement mis en avant et tirent profit de situations convenues. Par chance pour les producteurs, le réalisateur nippon ne possède pas la patte féroce d'un Sono Sion qui se revendique clairement comme un émule de Verhoeven et qui comme le Hollandais violent rêverait d'aller tourner aux Etats-Unis pour se foutre de la gueule du public américain et triturer le système de l'intérieur. Or, sous couvert d’expérimentation, avec sa façon de ne pas y toucher, Shimizu continue de berner Raimi avec un art de cultiver l'escroquerie qui force l'admiration.
Sarah Michelle Gellar, que Shimizu a conservé du premier opus pour l'accroche marketing, apparaît aussitôt qu'elle disparaît dans un rôle parodique (son personnage n'est pas sans évoquer Jamie Lee Curtis dans Halloween 2). Au premier degré, elle est surtout présente pour donner envie au public d'assister à un clash Sadako-Buffy. Même Ryo Ishibashi apparaît à travers un témoignage vidéo en forme de cameo afin que le grand public le reconnaisse et ne retienne pas que de lui ses prestations dans Audition et Suicide Club. Quand il est à court de ses propres idées, Shimizu se fend de clins d'oeil à Nakata (le visionnage de la vidéo où le fantôme pénètre simultanément dans l'appartement, le passé qui remonte à la surface lorsque un personnage touche le bras de l'autre), d'éclairs expérimentaux (certains éléments sont placés au début du film pour que le spectateur rassemble tout lors du dénouement), d'une référence à Shining (la scène dans la salle de bains, les couloirs profonds et sombres) et deux trois révélations mélodramatiques superflues.
Dans le flux, on retrouve une histoire qui lorgne ouvertement du côté de Carrie avec mal-être adolescent, demoiselle fâchée avec ses visions obscures, consultation chez le psy, réputation de freak au bahut et passage obligatoire dans le vestiaire comme naguère Carrie se faisait humilier dans la scène d'ouverture du De Palma. Les flash-back explicatifs en noir et blanc sont repris des premiers Ju-on et la profusion de rebondissements vers la fin servent à apporter une cohérence entre les montages parallèles.
A travers ce dispositif lourdingue et casse-tête, Shimizu espère donner toutes les clés de son mystère. Lorsque l'on relie les histoires entre elles, l'ensemble prend forme mais ce n'est pas le jeu inexpressif des acteurs qui pousse à la compréhension. A travers des personnages américains incapables de se fondre dans le moule japonais qui conservent des séquelles de leur voyage nippon, Shimizu souligne par le plaisir fermé de la convention son inaptitude à se mouler dans le système US. Autant le premier The Grudge faisait illusion avec un sens aigu de l’atmosphère et une faculté à créer une entité maléfique qui s’exprimait à la périphérie du cadre; autant là, même ceux qui adulent le tempérament frondeur du réalisateur, qui ont soutenu l’indéfendable Marebito envers et contre tous et qui aiment l’ironie nichée dans les grosses productions doivent se rendre à l’évidence : The Grudge 2 est un grand vide faussement plein. On se consolera avec la seule vraie trace corrosive du film, déjà visible dans The Ring 2, d’Hideo Nakata : pour contrecarrer les attentes horrifiques US, Nakata avait signé avec The Ring 2 un élégant mélodrame dont la sérénité paradoxale était à mettre en opposition avec l’atmosphère malsaine de Ringu; là, Shimizu met son système à nu pour révéler une vacuité vertigineuse. Dans les deux cas, c’est le même affrontement de deux modes de cinéma (le premier, américain, basé sur l'explicitation benoîte; le second, nippon, sur la suggestion et la sensibilité artistique) et la même affirmation définitive qu’ils ne fonctionneront jamais ensemble.
THE GRUDGE CLASSE
Le remake de The Grudge (de Takashi Shimizu) aurait dû ressembler à un produit calibré pour ados en manque de frayeurs. Problème: en relisant sa copie, Shimizu a fait mieux. Un chouia moins flippant mais plus substantiel, plus émotionnel, plus cohérent, The Grudge, le remake fonctionne en adéquation avec un film originel plus opaque.
Dans ce qui paraît être une paisible maison de Tokyo se cache l'un des fléaux les plus épouvantables qui soient. Quiconque franchit le seuil de la demeure est aussitôt frappé par une malédiction qui ne tardera pas à le tuer dans un sentiment d'indicible rage. Alors que le nombre de victimes augmente, une jeune Américaine, Karen, se trouve brutalement confrontée à l'horreur de cette réalité. Pour elle, il n'est désormais plus temps d'ignorer ou de fuir, il faut comprendre pour avoir une chance de survivre...
Surprise inattendue : alors qu’on s’apprêtait à boycotter ce qui s’annonçait comme une sinistre relecture ricaine d’un énième précipité horrifique asiatique (on ne va pas revenir sur les Ring, Dark Water, The Eye et autres Old Boy qui sont en train de se refaire une beauté chez tonton Sam), on est agréablement surpris par ce remake qui convie des acteurs américains à venir se perdre au Japon dans les méandres d’une intrigue alambiquée qui les dépasse. Peur diffuse, démarche audacieuse, produit intéressant.
Revenons sur les faits : en 2003, Takashi Shimizu met en scène Ju on : The Grudge, exercice de style affecté mais diablement flippant qui présente une succession d’histoires sans lien apparent dans un ordre non chronologique. Malgré ses tannantes répétitions et ses innombrables maladresses, l’ensemble a séduit quelques amateurs du genre dont un certain Sam Raimi qui demande au père Shimizu d’en tourner un remake. En bon élève industrieux, Shimizu finit la suite de The Grudge baptisée originalement Ju on 2 (encore plus horrifique que le premier volet mais hélas aussi redondant) et se motive pour signer la copie de son film.
Son premier Grudge n’était qu’un avatar de tout ce qui avait été fait auparavant sur un mode lénifiant et ne reposait que sur des astuces formelles répétées à l’envie (grand-mère amorphe et mutique qui renferme un secret, scotch industriel, coups de téléphone agressifs, enfant chétif planqué dans les recoins sombres, miaulements de chats intempestifs). Pourtant, à l’inverse d’un Hideo Nakata qui opte pour l’installation progressive d’une atmosphère envoûtante et stressante pour mettre en valeur une conclusion horrible et marquante (le fantôme qui sort de la télé dans Ringu, le monstre dans l’ascenseur dans Dark Water), Shimizu juxtapose lui les points de vue d’un même événement et forme un ensemble de vignettes volontairement dispatchées et déroutantes.
En vendant son âme, le réalisateur japonais aurait pu se contenter de remaker son propre film plan par plan. Ce qu’il a fait présentement. Seulement, et c’est là que le bât blesse, c’est que la relecture est supérieure à l’original, dans le sens où toutes les scènes inutiles du premier et les correspondances nébuleuses entre les sketches ont été gommées au profit d’une histoire plutôt fluide qui répond à une logique implacable. Tout le mystère s’éclaircit tout en conservant un voile d’ambiguïté pervers.
Délicieux choix du hasard: The Grudge (l’original) demeure inexplicablement inédit dans les salles hexagonales. C’est l’occasion pour les spectateurs français de découvrir la copie améliorée qui reprend les éléments de la première version (structure narrative alambiquée, intrigues parallèles, distorsion du temps) en mieux. En plongeant des personnages américains (Sarah Michelle Gellar, Bill Pullman, Clea DuVall) dans un environnement nippon auquel ils n’arrivent pas à s’acclimater, Shimizu agrémente son intrigue originelle d’une allégorie sur la solitude et la peur de l’étranger. La combinaison des deux pays est fructueuse: elle confère de fait une dimension corrosive derrière ce remake bâtard qui ne se laisse pas avoir par les sirènes Hollywoodiennes et tente d’imposer sa singularité dans un circuit aseptisé. Malignement, Shimizu donne l’occasion à des acteurs nippons comme l’excellent Ryo Ishibashi (Audition, Suicide club) de performer des personnages complexes et de se fabriquer un passeport. Sous ses faux airs de truc pour jeunes shootés à Halloween, un paquet cadeau empoisonné déguisé en produit mercantile.

Comme dans l’original, chaque plan semble habité par une entité maléfique qui s’exprime dans les ombres ou à la périphérie du cadre. Cela donne lieu à des moments très intenses. En exploitant certes un canevas très usé (les Sadako-bis qui ont de longs cheveux devant le visage et un regard meurtrier, on connaît) ; en jouant sur le son (il l’augmente soudainement ou l’annule pour provoquer une peur omniprésente), Shimizu distille l’angoisse en favorisant la suggestion et en conservant un rythme émollient. Mais l’effet de lassitude a tendance à prendre le pas sur le plaisir de l’effroi: le cinéaste fixe ici les limites du renouveau fantastique asiatique dont on frôle désormais l’overdose. Au prix de quelques efforts, le spectateur est cependant gratifié d’un clash Buffy versus Sadako assez stimulant.
SCOOBY-DOO 1 & 2 PAS CLASSE MAIS ALORS PAS CLASSE DU TOUT
Scooby-Doo, la série phare de l'illustre duo Hanna-Barbera, a été adapté piteusement au cinéma en ciblant les (vraiment) très jeunes d'entre nous…
Ceux qui revendiquent leur âme d’enfant à 100% ont sûrement été inquiets de la distribution, des plus préoccupantes : aux commandes du film on retrouve ainsi Raja Gosnell (Maman je m’occupe des méchants, Big Mama), et surtout devant la caméra le duo glamour idole des adolescent prépubères : Sarah Michelle Gellar (Buffy) et Freddie Prinze Jr., confrontés au clown misterbinesque Rowan Atkinson (pitié Rowan, revient sur scène). Que du malheur : appelez donc Kevin Smith qu'il redresse la barre pour le 3 !
HARVARD STORY CLASSE
Cindy Bandolini, une étudiante en philosophie à Harvard, est une bombe à plus d'un titre. Ravissante et ambitieuse, elle tombe amoureuse d'Alan, le capitaine de l'équipe de basket de l'université. Profitant du fait qu'il ait besoin d'aider ses parents ruinés, Cindy le pousse à exercer des activités illégales. Par ailleurs, le jeune homme se retrouve coincé entre sa petite amie et la jolie Chesney, son insatiable professeur de philosophie qui lui donne quelques leçons très particulières. Ce n'est rien par rapport à ce qui l'attend avec la Mafia et le FBI. Une oeuvre étonnante de James Toback qui tord le cou aux clichés des teen-movies. Longtemps avant Les lois de l'attraction. Un plan final marquant et des scènes psychotropes hallucinantes démontrent que Buffy a envie de casser son image lisse qui colle à sa peau.
ELLE EST TROP BIEN UN PEU CLASSE A CONDITION D'AIMER SIX PENCE NONE THE RICHER
Parce que Taylor a rompu avec Zack, ce qui risque de lui faire perdre sa réputation de président de classe, d'étudiant d'honneur et de capitaine de l'équipe de football, il parie avec son meilleur ami et rival, Dean, que n'importe quelle fille, à condition d'être bien maquillée, peut remporter le concours de reine du bal de fin d'année. C'est alors que Laney Boggs croise leur route et tombe dans les filets des deux compères. Cette élève de dernière année, dont l'ambition est de décrocher une bourse pour entrer dans une école d'art, n'a pas de temps à consacrer à la toilette. Ok, Sarah fait un cameo dans une cafétéria mais c'est une apparition fatale qui marque l'une des dernières apparitions de Gellar dans une oeuvre purement adressée aux teenagers (d'où le choc Harvard Story) mais attachante (ah qui n'a pas succombé au tube de Six pence none the richer pendant son adolescence ?)
SIMPLEMENT IRRESISTIBLE PAS CLASSE DU TOUT
Amanda Shelton tient un sympathique restaurant hérité de sa défunte mère. Si ses talents culinaires laissent à désirer, elle se rattrape par un charme irresistible et une délicieuse propension à dire ce qu'elle pense. Un jour Tom Bartlett, responsable exécutif d'un grand magasin chic, emmène déjeuner chez Amanda la précieuse ridicule qui est sa fiancée. Si le repas sonne la rupture entre le jeune homme et sa partenaire, les trompettes du coup de foudre se font entendre et, au dessert, il est deja envoûté par la belle Amanda. Sarah est irrésistible, d'accord, mais le film lui alors: pas glop.
SEXE INTENTIONS TRES CLASSE
Ils sont jeunes, beaux, riches et rivalisent d'adresse machiavélique pour comploter des conquêtes amoureuses. Dans cette version moderne des "Liaisons Dangereuses", l'intrigante Kathryn Merteuil charge son perfide ami et double masculin, Sebastian Valmont, de séduire la vertueuse Annette Hargrove, dont les régulières déclarations sur les bienfaits de la virginité sont des agressions permanentes au systême de pensée de Mlle Merteuil. Ce challenge devient un pari, que Sebastian veut absolument gagner. Mais sa tentative de séduction ne produit pas les effets escomptés : il est séduit en retour par la jeune et jolie étudiante... Les acteurs sont classes (Sarah Michelle Gellar en biatch, Selma Blair en étudiante neuneu longtemps avant le passage au rouleur compresseur de Todd Solondz), les dialogues, lestes et enlevés, connotés très cul et choquants dans la bouche de jeunes acteurs si vertueux et surtout quelle bande-son magistrale: on entend du Fatboy Slim (la classe) et, encore plus puissant, le morceau Bitter sweet symphony de The Verve qui illustre magistralement la scène finale. Peut-être bien le rôle le plus intense de Sarah Michelle Gellar. C'est à partir de là qu'on a enfin compris qu'elle avait tout d'une grande !
SCREAM 2 UN PEU CLASSE QUAND MEME, ALLEZ...
Phil Stevens et sa copine Maureen Evans sortent ensemble voir en avant-première le film "Stab", inspirée de la tuerie de la ville de Woodsboro l'année précédente. Le public porte d'ailleurs en grande partie le costume du tueur. Mais parmi les fans déchaînés se cachent un nouvel assassin, qui poignarde devant toute l'audience la pauvre Maureen... Sidney Prescott, une des réelles survivantes du premier massacre, s'est inscrit à la fac de Windsor où elle apprend l'art dramatique, avec son ami Randy. Mais avec ce nouveau fait divers, la jeune femme prend peur et ne peut à nouveau plus faire confiance en personne. Surtout qu'un meurtre intervient dans l'enceinte même du campus : la jeune Casey Cooper a été défenestré après avoir subi deux coups de couteau. Pour Sidney, ça ne fait aucun doute : le cauchemar recommence. Mais qui peut donc s'acharner à vouloir sa mort ? Et pourquoi ? Wes Craven tombe dans le piège de la sequel et expose ses règles ironiquement. Mais ça reste assez fréquentable. Sarah Michelle Gellar a un rôle mineur (elle se fait zigouiller en matant Nosferatu à la téloche) mais elle est tellement mieux ici que dans Souviens-toi l'été dernier...
SOUVIENS-TOI L'ETE DERNIER PAS CLASSE DU TOUT
Mais c'est que ces classe / pas classe font retomber la rédac en pleine adolescence : à cette époque, Arnaud Mangin collectionnait les Dance Attitude, Romain Le Vern tournait avec la caméra vidéo familiale des remakes de La dernière maison sur la gauche avec ses potes dans des caves, Pierre Delorme prédisait déjà que David Fincher réaliserait le plus grand film de tous les temps, Kevin Prin faisait ses premiers pas en roller, Laurent Tity était expulsé de son bahut. Ah, le bon temps quoi : quand on était boutonneux et qu'on allait voir les films d'horreur post-Scream sans nécessairement se douter que ça puait le cynisme et le mercantilisme. Ce premier volet déjà pas fameux annonçait les hostilités: scénario merdique, interprétation merdique, tueur merdique. Ah au fait, vous vous souvenez d'Urban Legend ?
POUR CEUX QUI EN VEULENT PLUS
Buffy contre les vampires est une série martyre : elle a toujours souffert de la caricature qui lui a été faite. Rarement ce qu’est la série en elle-même et l’image qu’on lui en a donnée, la faute à une médiatisation à outrance, aura été aussi contrasté dans l’histoire télévisuelle. Beaucoup de personnes, et notamment une certaine intelligentsia télévisuelle, critiquent férocement la série sans même avoir vu un seul épisode, la faute à cette image exécrable.
Mettons tout de suite à mal quelques idées reçues sur la série. Non, Buffy n’est pas le Alerte à Malibu du fantastique avec une blonde sexy courant au ralenti derrière quelques mâles souffrant de protubérances dentaires. Non, Buffy n’est pas une série entièrement centrée sur les turpitudes sentimentales de jeunes adolescents troublés ; le second degré y tient une large place et lorsque sentiments il y a, ils sont décrits avec acuité et justesse. Non, Buffy n’est pas une série sur des ados pour des ados ; au fil des saisons Buffy n’a cessé de s’intéresser à des thèmes adultes. Oui, je vous l’accorde celle-là, le titre (digne d’une série Z) est ridicule et dessert la série.
La série a arrêté sa production en 2003. Nous pouvons enfin aborder cette oeuvre dans son tout avec le recul nécessaire, au-delà du simple phénomène de mode.
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RESULTATS AVEC UN TITRE APPROCHANT








