Avant d'aller plus loin dans ce Flop 20, je voulais juste préciser qu'il ne s'agit pas des pires films de l'histoire du cinéma (sinon, il y aurait des Max Pécas et des Ed Wood dans cette liste !) mais plutôt des films qui ont connu un grand succès public et/ou critique. C'est à ce titre que je réagis : ce sont donc des films dont on pouvait attendre un minimum de plaisir, de fun (pour les films plus “commerciaux”) ou d'intelligence et de classe (pour les films plus appréciés par les critiques), ou les deux dans le cas des films qui ont rassemblé public et critiques. Et pourtant, ces films m'ont tous très fortement déçu ou pire (vous le verrez pour certains films) énervé. Voilà, voilà, défoulez-vous et venez défendre les films que j'ai détestés. Chacun ses goûts après tout alors n'hésitez pas et merci de m'avoir lu !
Le pacte des loups (2001) de Christophe Gans
Gans a voulu faire un film fourre-tout, mélangeant les styles cinématographiques en passant du film historique au polar, de la métaphysique au kung-fu, etc. Si le mélange de genres peut parfois être réussi (voir le “Kill Bill” de Tarantino), je le trouve particulièrement raté ici. Les scènes de kung-fu s'enchaînent sans véritable lien avec l'histoire principale, les interprétations de Le Bihan, Dequenne, Bellucci et Cassel sont singulièrement mauvaises (aucune direction d'acteurs), la bête est risible (bien que ce soit volontaire, ce lion mal déguisé fait très série B) et je me souviendrai longtemps de l'éclat de rire général dans la salle de cinéma quand Cassel nous a sorti son épée minuscule cachée dans sa manche lors de la bagarre finale. Bref, je n'ai pas du tout accroché à ce film qui m'a fait beaucoup rire bien malgré lui, hélas. Gans (dont j'adore les analyses et la culture cinématographiques par ailleurs, notamment du temps de Starfix) avait d'ailleurs avoué à l'époque que son rêve était que les adolescents affichent le poster de Marc Dacascos dans leur chambre après avoir vu ce film. Pari commercialement gagné (mais pas artistiquement à mon goût), ce film a séduit une génération qui n'est plus la mienne !
Les roseaux sauvages (1994) d'André Téchiné
J'apprécie beaucoup les films de Téchiné qui m'ont souvent ému (Hôtel des Amériques, J'embrasse pas, Barocco, Les soeurs Bronté,...) mais j'ai détesté au plus haut point ce film qui est pourtant le plus personnel car autobiographique. Son adolescence dans le Lot-et-Garonne et particulièrement la découverte de la sexualité et des premiers émois y est traitée de manière trop réaliste, un peu crue et sans véritable émotion à mon goût : du coup, je n'ai pas adhéré à son film, j'ai trouvé l'interprétation des acteurs garçons très maladroite alors que seule Élodie Bouchez est juste (César du meilleur espoir féminin). Les premiers émois adolescents ont été vus et revus des centaines de fois au ciné, du plus gras (American Pie) au plus ennuyeux (Les roseaux sauvages) mais ce Téchiné-là, tout auréolé de ses Césars et d'une critique unanime, aura été pour moi une immense déception.
C'est pas ma faute, c'est Luc !
Le cinquième élément (1997) de Luc Besson
Cinéaste parfois sincère (Le grand bleu), parfois percutant (Nikita), parfois émouvant (Léon) mais rarement inspiré, Besson est connu pour pomper ses idées et ses scénarios (quand il y en a un !!) chez les autres (des illustres inconnus, des BD ou d'autres films). C'est le cas ici avec ce film, mélange de Métropolis, Blade Runner, Brazil, Abyss (pour la fin) et Indiana Jones (pour le début), parfois drôle (si on a moins de 15 ans), souvent répétitif (le « désappointé » de Gary Oldman), toujours surjoué et excessif (trop de bruit, d'action et de fureur, pas de “réflexion” ou de pause réparatrice), bref commercialement calibré uniquement pour un certain public...dont je ne fais pas partie !




























