Préambule
Après avoir lu et commenté grassement les premiers Flop 20, après avoir mis en cause l'existence même de cette rubrique, je me suis pris au jeu de l'exercice de style, et me suis décidé à faire mon propre Flop 20. Pour ma part, contrairement à ce qui a pu être dit ici ou là sur ce forum endiablé, ma conception du flop se comprend dans son sens non pas noble (à savoir un gentil petit nanar qu'on aime bien regarder tard le soir), mais s'entend plutôt comme un véritable et authentique navet, autrement dit, un film très mauvais que l'on ne souhaite plus JAMAIS revoir.
Pour tenter de faire (modestement) avancer le débat, j'ai d'emblée exclu ce qui pouvait déjà faire figure de grands classiques dans cette rubrique, (cf. la série des Taxi, les Catwoman et autres Yamakasis). De fait, mes choix en heurteront plus d'un, et j'ai bien conscience que ce flop ne provoquera pas forcément l'unanimité (à l'inverse de mon Top 20), mais tant pis, j'assume pleinement mes choix et les revendique haut et fort. Par ailleurs, avant de vous énerver et critiquer mes jugements à grands coups de hache (ce qui ne me gêne absolument pas), inutile de vous emballer, lorsque je descends un film, il s'agit bien de mon point de vue et non de parole d'évangile (encore que...).
Toi avec ton ciré jaune, direct dans le flop
20. The Village + Signs de N. Shyamalan
Ex Aequo, deux oeuvres du même réalisateur, dont j'affectionne pourtant sa version désenchantée sur les supers-héros : « Incassable ». Je m'explique. Shayamalan a (trop) rapidement été catalogué comme un virtuose de la caméra. Il a certes des facilités, cela n'en fait pas pour autant déjà un maître. Tentant de surfer sur son premier succès « Le sixième sens », N. Shayamalan a maladroitement essayé de reproduire, à quelques variations près, les mêmes effets pour ne pas décevoir son public. Mais à force de redites, le réalisateur nous plonge dans l'ennui le plus profond. Lent dans sa narration, mou dans ses mouvements de caméra et très pataud dans ses scénarios téléphonés, dont les morales douteuses finissent de nous achever. Pour rester dans le coup, on retrouve les vieilles ficelles du twist final, mais cela ne suffit pas pour bluffer les amateurs de genre.
19. Troy de Wolfgang Petersen
Pour continuer sur la vague des nouveaux péplum (my name is « Gladiator »), Petersen a joué la carte de l'opportunisme. Au final, des personnages aussi crédibles qu'un Brad Pitt en jupette, des batailles brouillons maladroitement extirpées du « lotr » et un scénario aussi bien ficelé qu'un saucisson malade. Dans cette entreprise, rien, absolument rien ni personne n'est crédible (à part les chevaux, et encore, sûrement pas celui de Troie). Les plans d'ensemble sur la flotte avant l'assaut frisent le ridicule tant ils sont mal faits.
Eh là, pas la peine de s'énerver Hugh, c'est qu'un classement
18. Van Helsing de Stephen Sommers
Amateurs ou non de fantastique, voici le top de la bouillabaisse des FX. Comme dirait un confrère : « ... du porte nawak ». Un héros justicier cow-boy avec des flingues bidons, des pseudos-monstres « vampiréens », un mélange de styles gothique-baroque, le tout assaisonné d'une sauce frankensteinienne des plus indigeste. Je préfère passer mon chemin et revoir la momie.



























