toutes les news JOHN WOO SORT LE GROS CALIBER !SommaireOZ : SAISON 6 ET INTEGRALE

CINE : THE DARK KNIGHT

Tout sur THE DARK KNIGHT - La Critique - Photos - Le 2008-07-25 16:36:20


Le meilleur film de l’été. Le meilleur volet de Batman au cinéma. Le meilleur film de Christopher Nolan. Et Heath Ledger, au-dessus de tout. Parfait, ou presque.

Romain Le Vern 10
Incroyable mais vrai: The Dark Knight, second Batman réalisé par Christopher Nolan et produit par Warner / DC Universe, est le film de tous les exploits. Pour commencer, il se révèle supérieur au précédent Batman Begins qui marquait la renaissance d'un mythe de ses cendres et d'une franchise que l'on pensait moribonde. Ce qui n'est pas une mince affaire. En apparence, la réussite de The Dark Knight est moins surprenante que celle de Batman Begins et donc moins impressionnante parce que les fondements sont là et que l'équipe aux commandes a déjà fait ses preuves. Pourtant, Nolan ne se contente pas de recycler des formules gagnantes et propose un spectacle encore plus dense, encore plus délétère, encore plus grandiose. Sa seule faiblesse, ce serait de ne pas être assez long (il a beau durer environ deux heures trente, le temps passe trop vite). Mais, en l'état, aucun regret à avoir: ce que l'on peut découvrir, ébloui, sur grand écran atteint des sommets dans un genre pourtant habitué à un standard élevé. The Dark Knight est le grand film de l'été (et de cette année) que l'on attendait et c'est le meilleur volet de la saga Batman. A la hauteur des espérances (et même au-delà).


THE DARK KNIGHT de christopher nolan - photo 7 - cliquez pour la HD
THE DARK KNIGHT de christopher nolan

THE DARK KNIGHT
Un film de Christopher Nolan
Avec Christian Bale, Maggie Gyllenhaal, Heath Ledger, Gary Oldman, Aaron Eckhart, Michael Caine, Eric Roberts, Morgan Freeman, Cillian Murphy
Date de sortie: 13 Août 2008

Au départ, il y a une attente insurmontable...
En voyant les bandes-annonces et les photos disponibles sur le net depuis quelques mois, on s'attendait à un film énorme, taillé dans le roc, un peu malade suite à la disparition malheureuse d'Heath Ledger. On fantasmait aussi, beaucoup. Mais on ne pouvait pas prévoir une réussite aussi indiscutable. Pas le temps de reprendre son souffle qu'une longue introduction constitue une mise en bouche excitante. Le Joker (regretté Heath Ledger, à qui The Dark Knight est naturellement dédié), flanqué d'une bande de complices masqués, braque une banque et dézingue à tout va. La séquence interpelle le regard parce qu'elle renvoie involontairement ou non à un souvenir lointain: Charley Varrick, de Don Siegel. Cette analogie n'est pas fortuite. Si avec Batman Begins, Nolan lorgnait vers un climat horrifique et fantastique du meilleur goût avec des plans d'invasion par des milliers de chauve-souris et en guise de climax un feu d'artifice gothique, The Dark Knight évoque le meilleur du grand cinéma américain paranoïaque des années 70 qui n'avait pas peur de bousculer les doxas de Hollywood et de témoigner d'une vigueur corrosive. Des films où les lois du spectacle n'étaient nullement incompatibles avec l'exercice critique. Si on devait prendre un exemple plus récent, la rigueur formelle et scénaristique de Nolan rappelle celle de Michael Mann sur Heat : même capacité à travailler l'humanité chez des personnages a priori accessoires; même scène d'action à couper le souffle; et, surtout, même combat entre le bien et le mal, le chat et la souris, où la proie n'est pas celle que l'on croie.



THE DARK KNIGHT de christopher nolan

Christopher Nolan n'a même pas besoin de résumer Batman Begins via des flash-backs. La fluidité de la mise en scène et la grâce du montage se chargent de mettre d'emblée le spectateur sous tension. Le cinéaste approfondit les problématiques laissées en suspens à la fin de l'opus précédent (les évadés de l'asile d'Arkham, le Joker, la montée exponentielle de la violence) en respectant une gradation crescendo qui finit par étreindre. Plus le film avance (à son rythme, sans confondre vitesse et précipitation), plus il acquiert une envergure monstrueuse. A dire vrai, on est frappé par le mélange d'humilité et d'ambition. Humilité devant une substance narrative monumentale et ambition de l'illustrer de la façon la plus universelle possible. Dans les grandes lignes, The Dark Knight épouse la noirceur sans concession et les thématiques des comics de Frank Miller et cherche moins à disséquer les fissures psychologiques du super-héros (pourquoi reprendre tout ce qui a été formidablement dit dans Batman Begins?) qu'à dépeindre l'atmosphère de Gotham City, cité gouvernée par la peur et gangrenée par l'insécurité, désaffectée au possible. Pour cela, Nolan greffe différents points de vue à travers lesquels il explore différents milieux que ce soit la pègre, la police ou l'entreprise de Bruce Wayne, tous détaillés avec une rigueur mathématique. En comparaison, Batman/Bruce Wayne (Christian Bale, qui force encore sur la voix) peut légitimement paraître plus en retrait. Sans doute parce qu'il ne s'agit plus de son autopsie mais d'une leçon humaine: apprendre à reconnaître ses sentiments et à assumer ses responsabilités.

> Lire la suite de l'article

  

[p1] [p2] [p3] [p4] [p5] [p6] [p7] [p8] [p9] [p10] [p11] [p12] [p13] [p14] [p15] [p16] [p17] [p18] [p19] [p20] [p21] [p22] [p23] [p24] [p25] [p26]

JOKER, DOUBLE FACE... LES ENNEMIS DE BATMAN

Depuis les premières aventures de Batman en 1939 les auteurs n’ont eu de cesse d...
 CINE : BATMAN BEGINS

Il y a suffisamment de promesses et d’enjeux dramatiques dans le Batman Begin...
  Les notes de la Rédaction
vos avis Ajouter un avis
  Note des Lecteurs
Zombikiller Génial ! 10    04 fév
janusdurden De l'eau (et du vinaigre) au moulin 3    03 nov
cityzen non mais déja ... 10    05 sep
Why So Serious ? Vu 2 fois... 10    27 aout
super ninja A Barry Lindon et ceux qui ne croient pas en la perfection    24 aout
xander von ryan Très bon film mais ... 8    24 aout
Lord Cyrus Y'en a, y feraient mieux de trainer à Allociné... Lol    24 aout
OSS117 y'en a qui n'y connaisse vraiment rien ici 10    23 aout
Cyril Roques Le film sinon...    23 aout
Cyril Roques Hey Barry Lindon    23 aout
La suite des avis
 


Imprimer cet articleEnvoyer cert article à un ami

Notez ce film

note des internautes :
8.7/10
(1062 votes)

Les autres films

 
agenda cinema
 
blogs
 



box office

1

GRAN TORINO
entrées : 865 928 (1 semaine)




2

LOL (LAUGHING OUT LOUD)
entrées : 2 666 609 (4 semaines)




3

VOLT, STAR MALGRE LUI
entrées : 2 463 800 (4 semaines)




4

LE CODE A CHANGE
entrées : 1 139 824 (2 semaines)




5

CYPRIEN
entrées : 360 301 (1 semaine)




6

SLUMDOG MILLIONAIRE
entrées : 1 473 300 (7 semaines)




7

BANLIEUE 13 ULTIMATUM
entrées : 823 677 (2 semaines)




8

L'ETRANGE HISTOIRE DE BE
entrées : 2 247 105 (4 semaines)




9

UNDERWORLD 3 : LE SOULEV
entrées : 218 290 (1 semaine)




10

BELLAMY
entrées : 178 864 (1 semaine)