
LA-HAUT de pete docter, bob peterson
Vers le ciel bleu et au-delà...
Ce qui marque d'emblée, c'est la construction rythmique de cette première moitié de programme orchestrée par Pete Docter, un cinéaste qui nous avait déjà impressionnés avec Monstres et Cie. Accompagnant le destin d'un petit Carl Fredricksen rêvant d'aventures, le film se permet d'accélérer les repères chronologiques jusqu'à retrouver le personnage principal dans sa vieillesse solitaire. Vivant dans le souvenir de sa bien-aimée, rattrapé par une société qui va trop vite pour lui, on assiste à un véritable court-métrage à l'intérieur même du film avec une maestria narrative à chaque plan. Au final, Carl semble attendre la mort, dans une petite maison qui a été remplie d'amour avant d'être entourée de buildings sombres grimpant au ciel. Le ciel, il en est justement question et les années qui passent sans crier gare ont écarté cet homme des cieux.
LA-HAUT de pete docter, bob peterson
Si Là-haut confine à la soif de grands espaces, il parle surtout de l'accomplissement de soi. A 78 ans, Carl Fredricksen va retrouver une ultime étincelle de vie, celle qui va lui permettre d'accrocher des milliers de ballons à sa cheminée et faire voler ces murs dans les nuages. Ultime échappatoire à sa condition. Une fuite en avant pour se réaliser et tenir une promesse du passée. Le vieillard n'est pas le seul à être croqué avec tendresse par les scénaristes. Un petit garçon nommé Russell s'apprête également à chambouler vos coeurs et le quotidien du retraité en ballade aérienne. Débute alors un buddy-movie entre le vieux bougon et le jeune scout idéaliste, véritable reflet de Carl enfant. A la manière de Boo dans Monstres et Cie, Russell tient une place prépondérante dans le passage du réel à l'imaginaire. Vu à travers les yeux d'un enfant, le monde paraît toujours plus coloré et plus grand. Le but avoué du septième art...































