FEMMES CRIMINELLES : TERUO ISHII, LA CHAIR ET LE SANG
Tout sur FEMMES CRIMINELLES - Photos - Le 2009-02-19 06:09:00FEMMES CRIMINELLES de teruo ishii
Chez Teruo Ishii, les "femmes criminelles" sont marquées au fer rouge pour faire jouir les cinéphiles les plus vicieux. Dans ses films cul-cultes, il était moins question de pinku eiga que de Ero-Guro, contraction japonaise désignant le courant littéraire et cinématographique "érotique grotesque". Dans les années 60, il était devenu le maître des luxures sadomasochistes après avoir travaillé aux côtés de Mikio Naruse qui lui a beaucoup appris (c'était un grand fan de Nuages flottants). Assistant caméraman à la Toho et assistant réalisateur à la Shin Toho, il ne réalise son premier long-métrage qu'en 1957 et en signe huit d'affilée la même année. Cinéphile boulimique, Teruo Ishii dévore du cinéma en provenance de contrées différentes (il vouait notamment un culte aux films de Julien Duvivier). Comme d'autres confrères, il rejoint la Toei au moment où elle recherche des talents pour réaliser des films de yakuzas. Ainsi, Prisonniers d'Abashiri, tourné en ToeiScope 2.35 N&B;, dans lequel il dirige Ken Takakura, révélation devenue star nationale du jour au lendemain.
FEMMES CRIMINELLES de teruo ishii
C'est le premier d'une longue série ayant fait florès au Japon (on relève pas moins de 18 épisodes). Le troisième épisode - sur la dizaine qu'il a réalisée - reste son préféré. En plus d'avoir été un énorme succès au Japon, c'est le dernier qui lui donne la sensation de créer une oeuvre totalement personnelle. Il donne également à l'acteur Arashi Kanjuro, vu dans les films historiques de la série "Kurama Tengu", le rôle du vieux criminel incarcéré que ses co-détenus envisagent de tuer. Ça marche mais ça dérange. Preuve que malgré son succès, le film continue de heurter : la chanson du film, adaptée d'une chanson réelle, anonyme et collective que chantaient les détenus, reste toujours interdite de diffusion télévisée et radiophonique aux concours télévisés de chansons pendant les fêtes de fin d'année : elle contient des termes tabous, dont l'emploi est réservé au milieu Yakuza. Mais c'est avec ses huit films érotiques, regroupés sous le titre générique Joys of Torture et tournés en ToeiScope-Eastmancolor, qu'il connaîtra une reconnaissance internationale. Dans le coffret, trois sont disponibles : Vierges pour le Shogun (1968), Orgies sadiques de l'ère Edo et L'Enfer des tortures (1969).
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