

SERAPHINE de martin provost
Les biopics sur les artistes peintres ou sculpteurs ont toujours su réunir un public curieux d'enrichir sa culture mais également prêt à se nourrir de cette force créatrice et du processus de fabrication d'une oeuvre d'art... un processus particulièrement mystérieux qui, à lui seul, permet de créer des ressorts scénaristiques fabuleux. A l'instar de la gigantesque toile de Pollock réservée à Peggy Guggenheim et qui constitue l'un des points forts du film sur l'artiste peintre, des tableaux de Frida dans le film éponyme ou ceux de Ohwon dans Ivre de femmes et de peinture. Les oeuvres des artistes ponctuent le récit, le construisent, le façonnent et permettent d'apercevoir, le temps d'un film, l'indicible : comment un artiste parvient-il à créer ? Dans Séraphine, le cinéaste n'use d'aucun artifice et ne laisse que très peu de place à la caméra pour se concentrer simplement sur son héroïne et ce qui la pousse à peindre...
SERAPHINE de martin provost
Retour à l'art brut, aux sentiments simples, à une vie qui se libère par le biais de l'acte créatif. Si l'on aurait parfois aimé s'investir plus pronfondément dans ce récit, trop froid et distant à plusieurs reprises, on comprend néanmoins qu'une trop grande empathie aurait certainement déclenché un sentiment de pitié que le cinéaste a souhaité eviter à tout prix. La vie de Séraphine aurait pu inspirer autre chose que de l'admiration et de la passion et les raccourcis auraient pu faciliter la tâche du cinéaste pour nous émouvoir aux larmes mais plutôt que de se lancer dans un portrait pathétique, il préfère plonger dans les affres de la création, s'inspirant alors du Van Gogh de Maurice Pialat...
[p1] [p2]
![]() | |||































