CINE : OSS 117 : RIO NE REPOND PLUS
Tout sur OSS 117 : RIO NE REPOND PLUS - La Critique - Photos - Le 2009-02-27 10:23:04C'est d'ailleurs là que se joue un autre enjeu du film, celui qui fait se confronter deux idées du monde : l'une passéiste, ignare et rétrograde et l'autre moderne et émancipatrice. En somme, Hubert rappelle la flagornerie machiste et paternaliste de la IVème République quand sa partenaire préfigure la montée de la jeunesse, le tiers-mondisme et 1968. Ainsi, contrairement au premier volet, OSS 117 : Rio ne répond plus s'installe dans un contexte bien différent et surtout plus étonnamment politique puisque l'un de ses ressorts est de considérer par exemple par la bêtise de notre agent et la comédie, le mensonge gaullien d'une France entièrement résistante. In fine, le décalage des modes, des moeurs et des façons de pensée sert ainsi de moteur au film et influe aussi bien sur ses personnages que sur sa manière de représenter.
OSS 117 : RIO NE REPOND PLUS de michel hazanavicius
Avec un principe organisateur aussi clairement posé, il ne reste plus dès lors qu'à installer une quête - celle du nazi-, de l'adversité - des Chinois prêts à tout pour se venger, des traitres à foison - et des situations pour en rire et le montrer. Ainsi, aura-t-on droit à quelques morceaux de bravoure et de pure hilarité. Et l'on n'oubliera pas non plus deux spectaculaires poursuites, l'une interminable en voiture et l'autre incroyablement lente dans les couloirs de l'hôpital entre OSS 117 et Von Zimmel.
OSS 117 : RIO NE REPOND PLUS de michel hazanavicius
L'occasion est de fait exquise pour l'immense Jean Dujardin car il excelle à jouer de telles situations où le sérieux doit présider alors que l'ensemble de la scène prête à pouffer de rire. Ainsi, la scène de fusillade que l'on nous sert en introduction est un régal dans le genre tout comme la séquence de catch où notre comédien révèle des talents cachés. Mais l'attrait d'OSS 117 : Rio ne répond plus ne tient pas uniquement à ces seuls moments passés à ridiculiser avec application notre espion adoré, il s'appuie aussi sur une savoureuse écriture des dialogues et des répliques échangées. En effet, OSS 117 ose des envolées « lyriques » insensées à la fois racistes, outrancières et grossières mais ces dernières, toutes au second degré, font hurler de rire et s'inscrivent dans l'esprit bon enfant du premier volet. Par conséquent, on rit et on s'amuse beaucoup à voir notre héros enchaîner les bourdes, les préjugés et littéralement s'enfoncer dans ses clichés.
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