Le transfert est issu d'un master qui n'a visiblement pas été restauré. Servie par un étalonnage homogène qui privilégie les teintes vertes, brunes et ocres, l'image est terne et accuse d'un fourmillement prononcé, auxquels s'ajoutent des contrastes manquants de profondeur. La définition de l'image s'en ressent, et peine à afficher un piqué fin et précis.
L'édition propose une piste anglaise Dolby Digital 2.0 et française Dolby Digital 2.0. Tous deux disposent d'un mixage de bonne facture, la version originale accusant tout de même d'un souffle léger et discontinu. La version française, quant à elle, bénéficie de doublages d'époque de qualité qui ne desservent jamais le jeu des acteurs. Les puristes apprécieront la vision du film dans la langue de Shakespeare.
Pas un seul supplément.
Inquiet de la dépendance à la cocaïne dont souffre son ami, le docteur Watson emmène Sherlock Holmes à Vienne où il doit rencontrer le docteur Freud qui va tenter de le soigner, et en même temps, essayer de résoudre un mystérieux kidnapping...
Adapté du roman de Nicolas Meyers : La solution à 7 % ce Sherlock Holmes attaque l'orient express nous dévoile un héros en pleine crise. Même s'il a un physique très différent, Nicol Williamson reprend parfaitement le rôle d'Holmes tenu par l'illustre Basil Rathbone. Il est admirablement bien épaulé par un Robert Duvall irréprochable sous les traits de Watson. Un duo très charismatique qui s'oppose au professeur Moriarty, campé par un Laurence Olivier malicieux et rayonnant. Le film est mené tambour bâtant dans un esprit So British attachant. On appréciera tout particulièrement le final au bord de l'Orient Express avec un combat final au sabre sur le toit des wagons, conférant au film une dimension western/aventure fort réjouissante. Même s'il accuse de quelques longueurs et de séquences d'hypnoses chez le professeur Freud assez stéréotypées, Sherlock Holmes attaque l'orient express dévoile une facette plus humaine de ce détective de légende.
Par Gwenael Tison