LE PARRAIN (COFFRET)
Paramount
1972
Drame
Format 1.85 - 16/9 compatible 4/3 - Double couche
Langages : - Anglais DD 5.1 - Français Mono - Français Dolby Surround (pour Le Parrain 3)
Sous-titres : Anglais / Français
LE PARRAINGodfather (the)
Réalisateur:
Francis Ford CoppolaActeurs : Al Pacino,
Marlon Brando,
Diane Keaton,
James Caan,
Robert Duvall,
Talia Shire
Durée : 168 minutes
Suppléments : Coffret de 5 DVD dont deux pour Le Parrain 2. Un DVD réservé exclusivement aux bonus. Commentaire audio de Coppola sur les trois films. Documentaires / interviews. Scènes coupées. Storyboards. Galerie de photos. Images des cérémonies des Oscars. Filmographies. Biographie de la famille Corleone sous forme d'arbre généalogique. Bandes annonces. Bonus caché spécial Sopranos,...
Date de sortie DVD : 10 Octobre 2001
Critique Image

La qualité technique variable des trois films nous oblige à les analyser séparément.
Les premières minutes du Parrain constituent une déception de taille. Le chapitre 2 et particulièrement son plan large et en hauteur sur la mariage présente un flou des plus désagréables. L'image n'offre alors qu'une définition exécrable même pas digne d'une VHS (sur un très grand écran, cela devient presque insupportable). Si la plupart des séquences (extérieures) du mariage sont ainsi concernées, la suite s'améliore nettement sans toutefois exceller au niveau du piqué qui manque jusqu'au bout de précision.
En revanche, la copie est extrêmement bien conservée (mieux que celle du 2 paradoxalement) et ne subit que par moments une compression aléatoire. Au regard de la durée du film (près de 3 heures et sur une seule face), la performance est à féliciter.
L'image du Parrain a pour elle aussi de rendre de manière admirable le travail du directeur de la photo, Gordon Willis. Ainsi, les teintes jaunes prononcées sont tout à fait voulues (c'est toujours bon de le préciser) et s'avèrent fidèlement retranscrites. De même, le contraste poussé qui donne des noirs profonds où les visages (et notamment les yeux) des comédiens sont difficilement perceptibles, constitue aussi une retranscription fidèle de la photo de Willis. Il est alors vraiment dommage qu'un effort au niveau de la définition n'est pas été fait.
Note : 6-7
De manière surprenante, c'est Le Parrain 2 qui présente la copie la plus abîmée et surtout la plus granuleuse. La compression aurait pu être en effet plus soignée étant donné que le film est présenté sur deux disques (deux heures pour le premier et une heure pour le deuxième avec un film qui démarre tout de suite lorsqu'on insère le second DVD). Il faudra donc faire avec une image parasitée par un grain prononcé (le début à ce titre s'avère significatif) mais qui en revanche possède les mêmes qualités que la précédent DVD en ce qui concerne la colorimétrie et la gestion du contraste (attention, c'est souvent très, très sombre). Le piqué de l'image s'avère plus précis que sur le premier film ou du moins est plus homogène en ne souffrant pas d'un tel début catastrophique.
Note : 6-7
Sans surprise, c'est Le Parrain 3 qui s'offre l'image la plus convaincante. Malgré quelques imperfections de master, la qualité de l'ensemble est tout à fait satisfaisante : définition solide à défaut d'être exceptionnelle, colorimétrie toujours aussi fidèle aux tons jaunes de Gordon Willis, contraste performant et compression remarquable.
Note : 7
Si l'on estime qu'il y a de fortes chances que ce coffret soit l'ultime version de la saga de Coppola en DVD, il y a de quoi faire la fine bouche tant un travail plus soigné (Citizen Kane chez Warner en zone 1 atteint un niveau de définition hallucinant) aurait pu aboutir à une image formidable. Les prouesses techniques réalisées sur de nombreux films font irrémédiablement augmenter l'exigence du DVDphage.
Critique Son
Les trois films ont bénéficié d'un remixage 5.1 de la piste anglaise. Pour les VF, il faut se contenter du mono d'origine pour les deux premiers et d'un Dolby Surround pour le troisième.
Evoquons rapidement le doublage français et ses mixages guère convaincants à l'exception du Parrain 3 qui offre un dolby surround plutôt ample et généreux dans les arrières lorsque les fusillades éclatent (la scène de l'hélicoptère) ou lorsque la musique envahit la pièce (l'opéra final). Ecoutez les Parrain en VF, c'est perdre au moins la moitié du plaisir du film. Les accents si finement travaillés et utilisés par les acteurs perdent presque toute leur saveur en français (surtout Pacino au doublage exécrable). De plus, la piste mono du 1 et du 2 enlève une grande partie des ambiances en privilégiant à outrance les dialogues. Seul avantage, les messes basses et les voix d'interlocuteurs au téléphone sont plus facilement audibles que sur la VO.
Donc seule la VO demeure une option valable pour regarder dans les meilleures conditions la saga. Le remixage 5.1 s'avère convaincant dans son ensemble même si certains éléments doivent tempérer.
Le moins performant demeure celui du premier Parrain qui souffre d'un faible élargissement des canaux. Les arrières sont généralement très discrètes pour ne pas dire muettes sauf à certaines occasions où là au contraire, elles se mettent trop en avant (les bruits des cigales dans la partie sicilienne sont bien trop prononcés). De plus, certains dialogues sont parfois difficilement audibles (Pacino qui téléphone à son frère lorsqu'il apprend la tentative d'assassinat de leur père). Cependant, la bande son offre une dynamique solide (Sonny criblé de balles) et une bonne répartition des avants.
Pour le Parrain 2, la bande son se montre plus riche mais les différences avec celle du premier film ne sont guère significatives. Il y a alors deux attitudes possibles à adopter : être satisfait que les responsables du remixage n'aient pas tenté de créer de nouveaux effets en préservant l'intégrité du mixage original ou alors être frustré de ne pas pouvoir assister à un remixage riche en ambiances qui aurait donné une ampleur plus conséquente au film. Bref, l'éternel débat sur la présence d'un remixage 5.1 pour une oeuvre originalement tourné en mono.
A film plus récent, bande son plus performante. Le mixage d'origine n'étant cette fois-ci plus en mono mais en stéréo, on ne s'étonne donc pas d'une présence plus marquée des satellites arrières. Ainsi, l'immense plaisir éprouvé lors de la séquence finale à l'Opéra n'est pas étranger à la présence imposante de la musique dans les canaux surround. La dynamique étant de plus performante, Le Parrain 3 possède un impact sonore que ses prédécesseurs ne peuvent revendiquer.