TRAFFIC Z2
Studio Canal
2000
Drame
Format 1.85 - 16/9 compatible 4/3 - DTS - Double couche
Langages : Anglais DD 5.1 - Français DD 5.1 - Anglais DTS 5.1
Sous-titres : Français / Français pour sourds et malentendants
Critique Image
A l'instar du zone 1, on se demandait à quelle sauce allait être mangée les images bien spécifiques du film. En effet, Steven Soderbergh use (certains diraient abuse) constamment de filtres pour délimiter ses multiples histoires rendant ainsi l'étalonnage du DVD bien plus ardue qu'à l'accoutumé. Le disque américain avait réussi à offrir une image convaincante mais de nombreux défauts (compression mal maîtrisée, master trop lumineux, poussières importantes sur la copie) étaient venus tempérer notre enthousiasme. Le zone 2 parvient à faire oublier ces déconvenues en présentant une qualité d'image presque irréprochable.
Presque car on peut regretter que la gestion du grain cinéma dans la partie mexicaine ne soit pas conforme à la vision en salles. L'image est en effet trop lissée et on ne distingue quasiment plus le grain pourtant visible au cinéma ou sur le zone 1.
Toutefois, il s'agit de la seule fausse note de cette édition tant l'image se montre supérieure dans tous les domaines. Notamment dans la richesse des couleurs qui cette fois-ci sont toutes sauf fades (les tenues de Catherine Zeta Jones retrouvent ainsi leurs tons colorés). On est bien sûr sous le charme d'un transfert 16/9 (admirable piqué avec une belle précision au niveau des détails) qui se joue admirablement des différentes tonalités picturales imposées par Soderbergh. Quant à la compression MPEG-2, elle mérite toutes les éloges, parvenant à éliminer tout défaut significatif (ce que le zone 1 n'avait pas réussi à faire).
Critique Son
Là encore la supériorité du zone 2 sur le disque américain est évidente. Non seulement, on a le droit à un mixage anglais DTS absent du zone 1 mais surtout l'ouverture des canaux s'avère de meilleure qualité.
Non pas de manière éclatante, le mixage de Traffic étant résolument axé sur les avants, mais il est indéniable que la stéréo arrière se montre plus présente à certains moments (comme à partir de la 30' 44 lorsque Benicio Del Toro entre dans un bar, la musique étant parfaitement relayée dans les canaux surrounds). Quant au mixage DTS , s'il n'est pas résolument supérieur au DD 5.1, il s'avère un tout petit peu plus ample et généreux dans le décodage des ambiances.
Bien qu'honorable, la piste DD 5.1 française souffre d'une voie centrale qui prend trop souvent le dessus, écrasant les sons d'ambiances de la bande originale. Elle manque également d'homogénéité puisque on retrouve une meilleure répartition des canaux dès que les protagonistes se mettent à parler en espagnol (essentiellement la partie mexicaine du film, soit un 1/3 du métrage), le mixage original prenant alors le relais.
En tout cas, il est évident que les amateurs de son enveloppant ou démonstratif seront déconcertés par une bande son certes extrêmement fidèle et intelligible mais indéniablement trop sage (la dynamique est certes bonne mais jamais impressionnante) et avant tout dédiée aux canaux avants.