De haute tenue avec une bonne définition, l'image semble toutefois avoir été légèrment adoucie. Les couleurs, principale composante du cinéma de Tony Scott sont parfaitement restituées et ne bavent jamais. Le master est dans l'ensemble très propre même si l'on dénote 2-3 drops.
Des pistes DD 5.1 française et anglaise quasiment identiques (avec une léger avantage sans surprise pour la VO) et bénéficiant d'une belle dynamique. Sans atteindre les débordement d'infragraves déployés dans U 571 et ses pistes DTS hypertrophiées, USS Alabama aura au moins le mérite de déclencher une guerre froide avec votre voisinage. Les arrières sont intelligement exploitées avec des effets bien marqués.
Un menu animé et musical parfaitement dans l'esprit du film.
Un making of (4/3 plein cadre vo/st) qui commence mal en prenant une sérieuse allure de bon gros spot promotionnel (20 minutes) avec interviews et extraits à l'appui. Il faudra attendre 10 minutes avant de rentrer au coeur de la fabrication du film. Là, le niveau s'élève et le documentaire devient intéressant.
Les coulisses du tournage (4/3 plein cadre vo/st) ressemble plus à un bétisier du tournage avec les acteurs qui délirent entre les prises pendant 10
minutes.
Les 7 scènes coupées (4/3 2.35 vo/st) s'étalent sur 6'12''. Pas indispensables, elles tournent principalement autour du personnage de Cob et de ses problèmes de poids. Pour finir, notons également la présence de la bande annonce en plein cadre vo/st.
Figurant parmi les meilleures réussites de la filmographie très inégale de Tony Scott (avec Le dernier samaritain), USS Alabama possède
une implacable efficacité. Au travers d'un thriller claustrophobique (merci à l'unité de lieu, l'intérieur confiné d'un sous-marin nucléaire), Tony Scott
parvient à insérer une judicieuse métaphore sur les origines et la légitimité du Pouvoir (l'affrontement entre le commandant et son adjoint pour garder ou
obtenir le contrôle du sous-marin). Grâce à une technique hors pair, le réalisateur bien aidé par ses deux acteurs vedettes (Hackman et Washington
grandioses) parvient à faire exister un suspense qui au départ semblait inexistant, comme à chaque fois que le sort de l'humanité est en jeu.
Par Laurent Pécha