Sombre mais bien contrastée, l'image de Mission Alcatraz possède un piqué des plus acceptables. Ajoutons à cela une saturation probante des couleurs et une compression rarement prise à défaut.
Bannissant la subtilité, les pistes anglaise et française DD 5.1 font dans l'explosif et le multidirectionnel. Toutes les enceintes mais aussi le caisson de basses sont mis à contribution de manière soutenue pour un résultat diablement efficace.
Pour un film passé inaperçu sur notre territoire (sortie salles en mai 2003), l'édition DVD se fend de quelques bonus non négligeables. A commencer par le commentaire audio du réalisateur (vost). Très loquace, le bonhomme nous apprend qu'il a écrit son scénario il y a 10 ans et qu'il s'intitulait au départ The Rock, que Steven Seagal a une présence charismatique incroyable, que les projections tests se sont super bien passés et que les gens ont apprécié son film. Que du bonheur donc !
Même sans explication, on devine que les 3 scènes supplémentaires (3mn 30, vost, format respecté) ont été supprimées pour cause de rythme puisqu'à chaque fois, le récit s'offrait une intrigue plus compliquée, notamment vis à vis du personnage de Seagal dont on découvrait que sa femme avait été assassinée.
Même s'il est rythmé et présenté de façon assez original, le making of (vost, 13mn 17) reste trop superficiel et promotionnel pour vraiment être très intéressant. Pour finir, on peut découvrir un trio de bandes-annonces (Mission Alcatraz, Espion et demi et xXx).
Après des acteurs aussi prestigieux et sévèrement testostéronés que Burt Lancaster (Le prisonnier d'Alcatraz), Clint Eastwood (L'évadé d'Alcatraz), Sean Connery et Nicolas Cage (The Rock), c'est au tour de Steven Seagal d'investir le célèbre pénitencier insulaire de la baie de San Francisco. L'homme n'étant pas connu pour faire dans la dentelle, l'action est donc au rendez-vous et les amateurs de bastons et gunfights efficaces auront de quoi se satisfaire.
Et tant pis si le scénario est pour le moins confus puisque le père Seagal, bien accompagné pour une fois par d'excellents seconds-rôles, est toujours aussi performant lorsqu'il s'agit de corriger les méchants de service. Le style, ça ne s'apprend pas, on naît avec !
Par David Goulet