Un pressage de très bonne facture.
Contrairement à Broken Arrow du même éditeur, Volcano allie belle image et Dolby Digital 5.1 de bonne qualité. Les couleurs sont chaudes et la définition solide offrant une belle finesse des détails dans les arrières plans. On ne notera aucun défaut de compression, juste quelques petites poussières sur la copie.
Un Dolby Digital 5.1 très enveloppant lors des éruptions. Le reste du temps, les ambiances sont parfaitement rendues et tout cela autant en version française qu'en version originale.
La répartition des effets sonores est de toute beauté. Chaque enceinte assume son boulot avec beaucoup de précision sans parler du caisson de graves qui ronronne à merveille.
Un conseil, si vous possédez le dit caisson, évitez de regarder ce film la nuit car les murs vont trembler et vos voisins avec...
Un menu animé à l‘esthétisme douteux, agrémenté d'un bruit d'éruption volcanique en fond sonore.
Coté supplément, peu de chose pour ne pas dire quasiment rien, juste une bande annonce en plein cadre...
Un tremblement de terre ébranle la ''Cité des Anges'', mais s'agit-il vraiment d'un tremblement de terre ? Le reste est dans le titre.
Un nanar fumant et vrombissant.
Volcano fut réalisé en pleine revival de ''film catastrophe'' et dans l'état d'urgence (vu le duel que c'était lancé à l'époque la Fox et Universal avec son Pic de Dante).
Oublions toute finesse et logique car il n'y en a aucune (la lave est gentille, elle ne déborde pas et s'arrête gentiment...). Tout est prétexte au spectacle et à la profusion d'effets spéciaux, qui certes sont très beaux , mais une nouvelle fois, ça ne fait pas un film.
Cependant une question demeure : qu'est venu faire Tommy Lee Jones (Oscar du meilleur acteur pour Le Fugitif) dans cette galère ? On ne sait toujours pas mais Il fait ce qu'il peut pour donner à son personnage et à l'histoire un brin de réalisme. Mais le scénario de Jerome Armstrong et Billy Ray est tellement creux que c'est peine perdue.
Certes, le film ne s'attarde pas bien longtemps sur la présentation des personnages et l'on est rapidement dans le bain (de lave/NDLR) mais l'ensemble est tellement dénué de sens et débordant de bons sentiments et de clichés en tout genre qu'à la longue, le film s'essouffle et devient rébarbatif à l'image de son volcan.
Par Pascal Faber