box office

1

FAST AND FURIOUS 4
entrées : 1 020 741 (1 semaine)




2

SAFARI
entrées : 1 161 803 (2 semaines)




3

PREDICTIONS
entrées : 854 947 (2 semaines)




4

MONSTRES CONTRE ALIENS
entrées : 628 431 (2 semaines)




5

ERREUR DE LA BANQUE EN V
entrées : 304 692 (1 semaine)




6

LA PREMIERE ETOILE
entrées : 1 012 814 (3 semaines)




7

PONYO SUR LA FALAISE
entrées : 248 029 (1 semaine)




8

GRAN TORINO
entrées : 3 093 330 (7 semaines)




9

COCO
entrées : 2 852 696 (4 semaines)




10

VILLA AMALIA
entrées : 115 777 (1 semaine)

tommy lee jones (15 Septembre 1946 - )

Tommy Lee Jones est né à San Saba au Texas, Etat auquel l’acteur est resté particulièrement attaché. Après avoir travaillé sur la construction d’un pipe-line, il intégra l’école préparatoire St Mark à Dallas, puis continua ses études à Harvard où il décro

Il sera d’ailleurs le copain de chambrée d’Al Gore, futur vice-président sous Bill Clinton. De cette amitié découle son engagement politique pour les démocrates américains. On l’aura d’ailleurs remarqué durant la campagne présidentielle de 2000, où il défendit son ancien ami.



Après un parcours classique qui ne le prédisposait pas à l’actorat, Tommy Lee Jones part pour New-York où il débute sa carrière théâtrale avec A patriot of Me (1969). A cette époque, il connaît aussi ses débuts cinématographiques avec Love Story en 1970 d’Arthur Hiller. Conjointement il poursuivit ses apparitions dans de nombreuses pièces de théâtre à Broadway ; Fortune and Men's Eyes (1969), Four on a Garden (1971), Blue Boys (1972), Ulysses in Nighttown (1974). Désireux de se tourner plus concrètement vers le cinéma, il décide de quitter les planches New-yorkaises, pour rejoindre Los Angeles.

Les débuts, comme pour beaucoup seront marqués par de nombreuses apparitions télévisuelles (dont une dans le pilote de Charlie’s Angels). Durant les années 80, on pourra ainsi le voir dans The Rainmaker de John Frankenheimer (1982) et en tant que premier rôle dans le téléfilm The River Rat. Il se forge une réputation d’acteur solide, parfois explosif mais avec les épaules pour des rôles de premier choix. Mis à part son talent, il doit le décollage de sa carrière à Oliver Stone, qui le repère et l’engage sur JFK dans le rôle de l’homosexuel bourgeois Clay Bertrand, personnage central de l’intrigue politique du film. Rôle qui par la suite lui vaudra une nomination à l'oscar du meilleur second rôle masculin. Les années 90 avaient pourtant mal débuté avec Firebirds de David Green, naveton va-t'en-guerre où il croise Nicolas Cage à la genèse de sa carrière. Cet nomination ne l'empêchera pas de tourner en 1992 Piège en haute mer avec Steven Seagal, dans lequel il use de son tempérament enflammé naturel pour fournir quelques couleurs à son rôle de méchant écrit au Stabilo Boss dans le script. Par la suite le rôle du psychopathe lui collera à la peau, comme dans le moyen Blown Away, ou Tueur né dans l’incarnation géniale d’un geôlier totalement aliéné. Peu, comme Oliver Stone, auront vraiment compris le talent réel de Tommy Lee Jones ; sa folie détonante capable d’accaparer la caméra, et beaucoup se contenteront de lui confier des personnages qui jouent uniquement sur sa stature physique et son visage fermé, ce sera le cas dans le Fugitif et U.S Marshals où par deux fois il endossera le rôle peu vivant du Marshal Samuel Gerard, tout de même salué par un oscar pour le premier film. Il pourra encore mettre son excessivité au service du cinéma dans le navrant Batman 3, où il fera une interprétation théâtralisée de Double Face. Son parcours dans les années 90 et sur ce début de siècle, est clairement marqué par de nombreux blockbusters ou thrillers, à ce titre son rôle le plus connu est celui de l’agent K dans MIB et MIB 2 qui fait contrepoids à l’excentricité de Will Smith par son calme et sa mesure, selon les codes éprouvés du buddy movie.



Le pauvre Tommy Lee Jones aurait-il été longtemps victime de sous emploi ? C’est fort possible, car même si les rôles proposés ne sont pas mauvais et surtout visibles, ils se situent parfois dans des films en dessous de la moyenne ; dernièrement le navrant Garde rapprochée ou bien Volcano, Double Jeu, l’odieux L’enfer du devoir, et Les disparues du fanfaronnant Ron Howard. Il retrouvera rarement les possibilités d’expression que lui avait auparavant offert Oliver Stone. Néanmoins sa collaboration avec Clint Eastwood sera payante et lui permettra de se montrer sous un nouveau visage, celui d’un pré-retraité sensible dans Space Cowboy qui détonne enfin (timidement) avec l’image du rocailleux guindé qu’aurait voulu lui accoler Hollywood. On notera enfin son rôle dans Traqué (2003) de William Friedkin, film animal mais peu palpitant où il partage l’affiche avec Benicio Del Toro dans un rôle aphone, hélas encore bien en deçà de ses talents réels.



C’est en 1995 qu’il débute derrière la caméra avec The Good Old Boys diffusé sur la chaîne câblée américaine TNT, qui démontre déjà sa volonté de se rapprocher de ses origines en dépeignant l’univers culturel et les potentiels scénaristiques du Sud des Etats-Unis. Mais c’est avec son nouveau film Trois enterrements que le vrai visage de Tommy Lee Jones se dévoile. En tant qu’auteur-réalisateur il signe un film personnel à la fois âpre et touchant sur les relations culturelles américano-mexicaines. En y interprétant le rôle d’un cow-boy désavoué par la vie, sensible mais décidé à rendre justice, il se détache enfin de l’emprise hollywoodienne qui avait voulu le formater dans la peau de l’éternel dur à cuire. Le début d’une métamorphose ?






Film par Réalisateur




Film par Acteurs