Une édition très proche en terme de qualité visuelle de ses prédécesseurs. La compression est à nouveau très moyenne, le master granuleux et poussiéreux, certaines teintes sont bien trop appuyées (les visages sont plus rouges que roses) et l'ensemble bénéficie d'un piqué tout juste acceptable.
Toujours présentées en mono, les pistes anglaise et française ne sont guère dynamiques. On notera une version française bien plus sourde et étouffée que son homologue américaine tant dans la restitution des dialogues que des ambiances. Néanmoins, sur l'une comme sur l'autre, les dialogues demeurent parfaitement audibles.
A l'instar du second épisode, les bonus sont à la fois réduit et dignes du passage aux oubliettes : une bande annonce et un petit making of (« Tout chamboulé : quelques trous de mémoire » vost – 6mn) qui relève plus de l'anecdotique qu'autre chose.
Planquez vous ! : La fine équipe revient en force pour sauver son école On se planque, ils reviennent ! Notre incomparable groupe de flics de choc, après avoir rayé de la carte une partie de la ville, retourne à l'école... mais cette fois-ci comme instructeurs de jeunes recrues. On parle de fermer les portes de cette vénérable institution... Ce qui, entre nous, serait peut-être un bienfait pour les habitants quand on voit les flics qui en sortent.
Si Mauser, Proctor ainsi que les deux gorilles du premier opus sont de retour pour semer la zizanie, des rescapés du second et de nouvelles recrues se joignent au groupe des joyeux drilles. Jerry Paris, après un numéro 2 décevant, reprend les commandes de l'Académie et confie le scénario à Gene Quintano (« Les mines du roi Salomon », « Dartagnan »...C'est pour dire). Malgré des recettes tirant vers le bas d'épisodes en épisodes (81 millions de dollars pour le premier, 55 pour le second et 43 pour le troisième) les producteurs ne baissent pas les bras et les amateurs de nanars ne peuvent que leur en être reconnaissants. Bien des situations sont certes réchauffées, on note même de nombreux clins d'oeil au premier volet, mais l'humour absurde et stupide est toujours au rendez-vous, ce qui ira malheureusement en se dégradant. En attendant, profitez-en, on s'amuse encore suffisamment !
Par Pascal Faber