Présenté dans son format d'origine (1.33 – noir et blanc), Iwa Jima accuse malheureusement le poids des années et ce malgré un noir et blanc plutôt bien contrasté. On note de nombreux défauts de pellicule (rayures et poussières) mais ces derniers savent plus ou moins restés discrets et n'entravent que très légèrement la vision du film. Sans être idyllique, la compression nous offre une belle fluidité dans les arrières plans et l'ensemble fait preuve d'une belle luminosité.
Comme c'est malheureusement trop souvent la coutume en matière de doublage, les dialogues sont bien plus martelés sur la version française que sur la version originale, toutes deux présentées en mono d'origine. Si à volume égal certains préfèreront la version française, sachez que la VO accuse un rendu bien plus naturel et que les ambiances sonores y sont bien plus claires.
A noter, sur la VF, à 1h34mn50s, John Wayne change de doubleur le temps d'une scène... Etrange !
Pas le moindre petit bonus à se mettre sous la dent. Dommage.
1943 en Nouvelle Zélande. John Stryker est sergent entraîneur et forme ses hommes pour la guerre du pacifique d'une main de fer. S'ils prennent la chose à la légère, sûr de leur force, ils comprendront le sens de la dureté de leur entraînement le jour du combat.
Sans atteindre la puissance dramatique d'un Full Metal Jacket, « Iwo Jima » fait incontestablement partie des grands classiques de films de guerre. Tous les éléments sont réunis et parfaitement orchestrés dans un scénario aux petits oignons pour, non seulement rendre un bel hommage aux soldats morts au combat, mais également pour nous faire revivre des éléments clefs de l'histoire américaine. Les scènes d'actions, et particulièrement la bataille d'Iwo Jima, sont parfaitement maîtrisées par le réalisateur (images d'archives et nouvelles images), mais ce dernier trouve également le temps de s'attarder sur ses personnages afin de leur donner du corps et un réel poids.
John Wayne incarne ici plus qu'un héros infaillible, comme c'est souvent le cas et offre à son sergent une très belle profondeur. Le reste de la distribution est impeccable et à eux tous, font d'Iwo Jima un des fleurons du genre.
Par Pascal Faber